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Les sénatoriales 2011

Aujourd'hui, nous sommes le 25 septembre 2011 et c'est maintenant que se déroule les élections sénatoriales. Je vais donc vous présenter un peu ce qui se passe en ce moment et en quoi est-ce important.

Tout d'abord, commençons par l'essentiel, qu'est-ce que le Sénat? Le Sénat est la chambre haute du parlement français. Avec l'Assemblée Nationale, composée de nos députés, le Sénat a le pouvoir législatif. Autrement dit, ils peuvent voter des lois et contrôler ce que font les ministres. Ils votent également le budget de l'État et peuvent modifier la Constitution. Le Sénat est composé de plusieurs commissions, chacune étant spécialisée, dans la finance ou la culture par exemple. Composées de gens, en théorie, compétents dans leurs domaines, ces commissions analysent les projets de loi. C'est seulement une fois l'analyse faite que le Sénat tout entier peut voter la loi.

Si toutes les assemblées sont d'accord, tout va bien dans le meilleur des mondes. Néanmoins, ce n'est pas toujours le cas. Le texte fait alors des aller-retours entre les députés et les sénateurs allant de modifications en modifications jusqu'à ce que tout le monde soit satisfait.

Le Sénat peut également interroger un ministre de leur choix lors de séances de questions se déroulant une fois par semaine dans l’hémicycle. Ils peuvent également faire des commissions d'enquêtes afin d'approfondir une question.

Maintenant que l'on comprend mieux quel rôle joue le Sénat, revenons au sujet initial, les élections. Tout d'abord, le Sénat ne se change pas en un coups. Les élections se font en deux temps, on vote la moitié du Sénat tous les 3 ans. De cela, on en déduit aisément qu'un sénateur est élu pour 6 ans. 3 ans après l'année durant laquelle il a été élu, c'est l'autre moitié qui change et 3 ans après, soit 6 ans après son élection, il y a un nouveau vote pour sa moitié.

Et n'importe qui peut-il se présenter? Oui, n'importe qui peut être élu. Nonobstant, il y a une limite d'âge à respecter. Anciennement 30 ans, depuis la rentrée en vigueur de la loi n°2011-41 du 14 avril 2011, l'âge est abaissé à 24 ans.

Avec l'augmentation de la population, cette année, 5 nouveaux sièges sont à pourvoir, passant ainsi le nombre de sénateur de 343 à 348. Comme les élections s'appliquent sur la moitié du Sénat, cette année, 170 sénateurs seront nommés.

Mais je n'ai pas été appelé à voter, est-ce normal? Oui, en effet, car les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect. Autrement-dit, ce sont les représentants du peuple, ce que l'on appelle les grands électeurs, qui votent. Ces grands électeurs sont les maires et les conseillers municipaux, ainsi que les conseillers généraux et régionaux et les députés.

Aujourd'hui, les élections concernent 38 départements métropolitains, mais aussi 4 départements d'outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Mayotte, La Réunion) et 2 collectivités d'outre-mer (Nouvelle Calédonie, Saint-Pierre-et-Miquelon). Enfin 6 membres sont élus par les français hors de France, ils forment l'Assemblée des Français de l'étranger.

Voilà, j'espère que vous en savez désormais un peu plus sur le Sénat, son rôle et sur ce qui se déroule aujourd'hui. Pour plus d'informations, le site du Sénat est toujours là.

L'éducation scolaire

L'État doit assurer ses fonctions régaliennes, c'est-à-dire, entre autre, assurer la sécurité nationale, protéger ses citoyens et préserver un avenir pour la nation. Néanmoins, il semble que le spectre de la dette fait sombrer la qualité de ces fonctions dans les abysses. Notre dette grossit, on doit limiter les dépenses, des mesures doivent être prises, des économies doivent être faites. Et je suis totalement d'accord. Mais ces économies ne doivent pas être faites sur ces fonctions essentielles de l'État. Le nombre de gendarmes diminue et leurs conditions de travail se détériorent en conséquence, alors que l'insécurité augmente. Il en va de même pour les juges. Mais aujourd'hui, je vais m'attarder sur l'école.

Quel est le rôle de l'école? Le rôle de l'école est d'assurer l'avenir de la nation, s'assurer que nos enfants soient aptes, intellectuellement, à nous succéder. Ce sont eux la France de demain, ce sont eux qui composeront et feront, je l'espère, la gloire de la France de demain. C'est elle qui doit leur apporter la connaissance nécessaire pour leur évolution, c'est elle qui doit cultiver leurs savoirs, leurs projets, leurs envies. C'est également elle qui, en partie, nous forge à devenir un adulte responsable avec des valeurs solides. L'école est là pour offrir à n'importe qui, pauvre ou riche, une formation convenable.

Est-ce que nous voulons que nos enfants aient un avenir prometteur? Voulons-nous que nos enfants puissent avoir accès à une multitude de branches possibles (Bac générale, Bac professionnel, Fac, etc...) afin qu'ils puissent faire le métier qui leur plait et leur correspond? Bien sûr que oui que nous le voulons. Et pourtant, nous laissons inexorablement l'école se dégrader.

On remercie différents professeurs, on supprime des filières, on baisse les moyens des établissements publiques... Est-ce réellement ce qu'il faut faire? Sacrifier l'avenir des générations futures pour sauver la situation actuelle? Je ne crois pas. Surtout qu'il y a tant d'autres domaines où des économies nettement supérieures pourraient être réalisées. Je pense par exemple à la fraude sociale ou encore aux niches fiscales.

Je vois déjà les gens me reprocher d'être alarmiste et que malgré ces réformes, nos enfants auront toujours un avenir. Oui, c'est vrai, mais quel avenir? Ne nous le cachons pas, le niveau baisse! Et cela est tout à fait logique. Nous supprimons des professeurs, donc le nombre d'élèves par classe augmente. Et il est nettement plus dur pour un professeur de tenir une classe de 35/40 élèves plutôt que d'une vingtaine d'élèves. Il ne peut être attentif à tous. C'est donc une dégradation de notre environnement de travail. Quand on sait que l'on peut parler à son voisin sans se faire remarquer grâce à ce trop grand nombre d'élèves, faisons-le et ne suivons plus le cours. On supprime des filières, je suis exactement dans ce cas. Je suis dans une année charnière. Je suis dans la dernière promotion du BTS Informatique de Gestion (IG). Ce BTS est ensuite supprimé et remplacé par un BTS déjà existant et dont les exigences sont nettement moins élevées et où les heures de stages sont revues à la baisse. Avant j'avais le choix, maintenant, les générations que me suivent n'auront plus que ce BTS-là. Donc cela limite les choix, les cours ne sont pas exactement les mêmes, par exemple, ce nouveau BTS n'a plus de comptabilité, de gestion ni même de droit. On bride donc l'éducation et le savoir. Et enfin la baisse de finances entraine, bien entendu, des dégradations des conditions d'apprentissage.

Et les professeurs doivent faire mieux avec moins. Quel travail pour eux. Je plains les professeurs en particulier mais je pense également à toute l'équipe administrative qu'il y a derrière.

Le problème vient également du fait que, pour beaucoup de travails, il fait désormais un diplôme et bien souvent un baccalauréat (professionnel ou général). Bien que cela ne soit pas nécessaire, beaucoup d'employeurs le demandent. Et donc, nos politiques ont décidé de niveler par le bas. On va faire le bac en se basant sur le niveau des plus faibles comme ça, tout le monde l'aura et pourra travailler. Puis cette politique s'est propagée dans tout le système scolaire. À cela, je dis non.

Là, je vous vois encore objecter que ce n'est pas les professeurs et les moyens qui sont en cause mais les élèves qui n'ont plus envie de bosser. Eh bien, je vous remercie d'introduire la deuxième partie du problème, les élèves. J'ai partiellement traité une partie lorsque j'ai parlé des conditions de travail qui se dégradent. Mais il est vrai qu'à l'heure actuelle, il y a eu une immense banalisation de la violence. Et quand je parle de violence, ce n'est pas forcement physique, mais aussi moral. Les insultes, les menaces, les brimades... Là, il est question d'éducation en général. Et j'ai envie de citer un passage de La République de Platon que j'ai vu à mes cours de philosophies:

Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes gens méprisent les lois,
parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne,
alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse,
le début de la tyrannie.
~Platon

Ce qu'il faut est restaurer la discipline et rehausser les exigences. Ce n'est plus aux professeurs de trembler. J'ai bien envie de mettre un dessin, caricatural certes, mais qui malgré tout souligne cette tendance. C'est un travail pour les parents et pour les professeurs d'inculquer à l'enfant une discipline, le respect, le goût du travail bien fait et l'effort, la soif d'apprendre. Il faut réapprendre à ces jeunes à se tenir en société et à respecter les consignes. Une fois l'ordre restaurée, les conditions d'apprentissage pour le professeur et les élèves seront optimales. Nous ne devons pas nous laisser aller au laxisme générale.

Là, vous me rétorquerez que vous avez assez de travail déjà, que vous n'y arrivez plus, que c'est déjà trop dur. Non, désolé, ce n'est pas trop dur. C'est simplement qu'actuellement, il y a plus de tentations entre l'ordinateur, les jeux vidéo, les SMS, etc.... Je ne dis pas que c'est mal, je passe d'ailleurs mon temps sur le PC. Mais je fais la distinction entre le travail et l'amusement. Après oui, il y a des professeurs qui ne nous donnent clairement pas envie de bosser. Tout d'abord, ce n'est pas une excuse et puis, tout simplement aller le voir, discuter avec lui et si vous avez trop peur, envoyer vos délégués. Ce n'est pas en disant rien que les choses vont changer. C'est pour cela que j'écris d'ailleurs ces articles, pour dire ce que je pense. Après s'il y en a que 2 qui lisent, tant pis, je continuerais à écrire ce que je pense pour peut-être qu'un jour, cela ait un écho.