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Pourquoi l’Homme ment?

Regardez un très jeune enfant, un bébé. Il a faim, il vous le signifie sans détour. Vous lui faîtes peur, il crie. Il a mal, ne se sent pas bien, il pleure. C’est exigeant et fatiguant de s’occuper d’un bébé très jeune, toutefois, on ne peut pas lui reprocher sa sincérité, sa spontanéité ni son naturel. Il ne se cache pas, il ne joue pas un rôle. Pourtant, plus tard, il deviendra comme tous les adultes, des menteurs. Qu’est-ce qui se passe donc pour qu’irrémédiablement, l’Homme se mette à mentir ?

Vous pouvez être outré par cette introduction et objecterez que nous ne sommes pas tous des menteurs. Alors permettez-moi d’éclairer mon propos. Par mensonge, j’entends tout travestissement de la vérité par une action ou l’absence d’action. Le mensonge par omission est tout aussi important que les mensonges énoncés. De même, on peut atténuer une vérité, ce qui altère son essence et devient de fait un mensonge. Dire qu’on a moyennement apprécié un plat alors qu’on l’a détesté est un mensonge car on n’énonce pas ce qu’on pense réellement, on porte un masque, en l’occurrence, celui de la politesse. Car il faut aussi sortir du carcan du mensonge nocif. On ne ment pas que par méchanceté, par envie de nuire et avec comme finalité d’induire l’autre en erreur. C’est même plus souvent pour plaire ou pour protéger que l’on ment. Après cette mise au clair, revenons sur ces trois points : sincérité, spontanéité et naturel et décortiquons-les.

L’Homme est un être social. Cela ne veut pas dire qu’il va chercher à plaire à tout le monde, hein. Mais vivant en société, l’enfant va très vite apprendre qu’il doit se conformer à des règles de vie commune. Et là, vous me rétorquerez « et les rebelles, les anarchistes et les marginaux, hein ? ». Hé bien ces derniers suivent des règles et des postures différentes des nôtres, voilà tout. Mais malgré tout, c’est tout un style et un art de vivre que d’être contre les règles de vie commune. De même que ces groupes, certes, rejettent la masse mais ils fondent des groupes, des communautés, des réseaux et au final, doivent quand même vivre en société. Vivre tel un ascète est contre nature et on s’inventera un compagnon que cela soit le ballon de volley Wilson ou un dieu. Et si on regarde la pyramide de Maslow, aussi connu sous le nom de la pyramide de besoin, on a le besoin d’appartenance et d’acceptation, besoins assez importants dans la hiérarchie et nécessaire pour le besoin suprême : la réalisation de soi.

Tout ce long paragraphe pour dire que l’Homme vit en groupe et que cela implique des codes. Parmi ceux-là, la politesse en est un fondamental. Si on envoie dans les cordes la moindre personne qui nous salue car elle ne nous intéresse pas, qu’on est occupé et qu’on a autre chose à faire que de s’intéresser à celle-ci ou tout simplement car on est de mauvaise humeur, on n’ira pas bien loin. De plus, à vivre en communauté, on va tisser des liens, que l’on va chérir, que cela soit de l’amitié ou de l’amour. Lorsque notre bien aimé nous demande si elle a grossi ou si c’est la plus belle d’entre toute, Messieurs, oseriez-vous répondre sincèrement et objectivement ? Ce n’est pas pour nuire. C’est au contraire pour soutenir moralement votre moitié et préserver votre relation fusionnelle. En outre, dans un groupe, on aura davantage tendance à ne pas contredire nos interlocuteurs et à acquiescer le plus souvent dans un désir d’acceptation et de reconnaissance de l’autre. Si on n’est pas d’accord, on minimisera notre désaccord ou le taira. De même, on est parfois forcé de cohabiter avec des personnes que l’on apprécie guère, que cela soit en classe ou au travail, mais pour éviter d’éternels conflits, vous préférez taire votre animosité, vous préférez ronger votre frein plutôt que lui sauter à la gorge sachant que les disputes en découlant ne changeront rien si ce n’est ternir l’ambiance. Ainsi plutôt qu’intervenir et dire « tu me saoules », on joue les indifférents. On bouillonne à l’intérieur mais on se tait. On doit savoir faire des concessions et ne pas dire ce qu’on pense réellement.

C’est de l’éducation, me direz-vous ! Assurément. On nous a éduqué à mentir. On nous a éduqué à avoir une persona publique. On ne se dévoile quasiment jamais réellement, entièrement, sauf dans des relations très profondes où l’osmose et la symbiose sont parfaites. Sinon on nous apprend à porter un masque, à agir en société, de changer notre naturel pour pouvoir intégrer un groupe de personnes dans lequel on pourra s’épanouir. Mais peut-on dire dans ces moments là qu’on est réellement sincère ? Qu’on ne joue pas un rôle, qu’on ne tient pas une posture ? Nous mentons par commodité. C’est un impératif social pour se faire accepter dans un groupe et pour que cela fonctionne.

Mais ce n’est pas tout, parlons du mensonge de survalorisation. Sigmund Freud théorisa le surmoi qui est une image idéalisée de nous-même. Pour atteindre cette version idéalisée de nous-même, on va alors la jouer, faire comme si on l’était déjà, comme si on l’avait déjà atteint. Lorsqu’on essaie de courtiser, on ne sera pas naturel, on le sait bien. Car on souhaite impressionner, one veut donner le meilleur de nous-même mais du coup, nous ne serons pas vraiment nous-même. Lorsqu’on postule pour un poste que l’on n’a jamais occupé mais que l’on désire, lors d’un entretien d’embauche, on fera comme si on était l’Homme parfait pour la situation. Ce n’est pas aussi anodin que vous pouvez le pensez. Joan Harvey et Cynthia Katz, deux sociologues américains, ont montré, études et expériences en main, que plus un Homme est à un poste élevé, plus il sera angoissé, estimant occuper une position qu’il ne mérite pas. C’est ce qu’ils appellent le « complexe de l’imposteur ». Il peut être justifié ou non, mais à force de mensonge, on finit par douter de notre propre légitimité. Or ce même doute témoigne justement de la présence de mensonges, du fait qu’on a dû jouer un rôle pour obtenir ce que l’on souhaitait.

Ainsi, non seulement la société nous impose des règles de savoir-vivre, de vivre ensemble, mais en plus, on ment également pour obtenir ce qu’on désire de la société. Toutefois, la société nous influence tout autant par les préjugés qu’on nous assimile. Dans notre for intérieur, nous jugeons constamment autrui. Dire le contraire serait se mentir. Nous n’agissons pas de la même manière si la personne est bien habillée ou négligée, par exemple. Les apparences jouent un rôle crucial. Mais aussi nous inculque des règles sur comment on doit se comporter. Par exemple, un homme qui pleure en public sera vu comme un faible. Les femmes sont décrites comme sensibles et les femmes indépendantes sont déclamés « garçons manqués ». Tous ces clichés conditionnent notre comportement et comment nous allons agir avec nous-même ou avec autrui. Soit on va chercher à les atteindre, en y arrivant et en profiter, ou, en n’y arrivant pas et en complexant, soit on va les rejeter et agir dans le sens opposé ou simplement en faisant fi de ces règles. Dans les deux cas, les clichés nous influencent. Ce que la société attend de nous aux vues de notre image, de ce qu’on émet, va petit à petit nous affecter pour nous conformer à ses attentes. Où est le naturel ?

Je ne tiens pas à faire l’éloge du mensonge, attention. Je ne dis pas qu’il faut être malhonnête, mentir à tout va, tout cacher. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je tente juste d’expliquer qu’il est très difficile pour une personne d’être réellement elle-même, surtout en public et avec autrui car on lui a inculqué, conditionné, manipulé pour cela, pour qu’elle soit une personne publique, acceptable et accepté. Et que pour cela, pour le bonheur social, qui est important pour l’Homme, bien souvent, hélas, on ment. Mais ce n’est pas toujours volontaire, on se ment à soi-même également. On ment pour faire plaisir, on se ment pour se motiver, on se ment pour nous hisser plus haut, on ment pour aider une personne en détresse, pour la soutenir en emphasant ou atténuant la réalité. Tout mensonge n’est pas nocif. La société ne nous pousserait pas autant vers le mensonge si c’était le cas. C’est peut-être même ce qui a permis notre évolution. Sans mensonge, si on disait vraiment nos pensées, bon nombre d’alliances n’auraient pu avoir lieu, faute de concession. C’est ce qui fait qu’on arrive à coexister ensemble. C’est pour tout cela que l’Homme ment. Ce n’est pas dans nos gênes, c’est fabriqué et appris.

La hiérarchie céleste, angelologie

L’Angélologie désigne l’étude des anges ou plus exactement de la hiérarchie céleste car comme vous le verrez prochainement, les anges ne sont qu’une infime partie de cette hiérarchie. Je précise en amont que je ne suis pas un croyant mais que ce genre de sujets m’intéresse et j’en parle comme je peux parler de la mythologie grecque. Voyez donc cet article comme les résultats de recherches d’un curieux fasciné par les histoires. Notez également que je vais parler de l’angélologie de l’Église Catholique Romaine et non celle de la Kabbale ou de l’Islam.

L’Angélologie n’est pas une matière à prendre à la légère. C’est une discipline inculquée dans les universités pontificales en cours d’angélologie et démonologie pour tous les prêtes souhaitant devenir exorciste. Pour cela, l’Église Catholique Romaine se base sur les travaux de Saint Thomas d’Aquin, auteur de la Somme Théologique, qui s’est lui-même basé sur les travaux de Pseudo-Denys l'Aréopagite. La hiérarchie céleste se composerait de 9 chœurs réparties dans 3 degrés.

Le 1er degré


Le 1er degré est chargé de l’interaction avec la Terre. Elle représente l’action de Dieu avec nous.

Les anges



Parmi les entités célestes que l’on connaît le mieux, les anges occupent une bonne place. Et c’est normal compte tenu de leur rôle. Ce sont les messagers de Dieu. Ce sont les intermédiaires entre le monde céleste et le monde d’ici-bas, ce qui explique que ce sont les êtres dont on a le plus de témoignages de manifestations dans les écrits bibliques. Leur rôle est de nous guider sur le droit chemin. Saint Basile énonce que chaque personne possède un ange gardien qui veille sur lui. Cela peut être cohérent car bien qu’on ignore leur nombre total, on sait que leur nombre est à minima de 10 mille millions (Daniel 7.10). En outre, les anges ne se marient pas ni ne meurent (Luc 20.34-36). La vision de l’ange ailé ne date que du IVe siècle après J.C. Les anges sont sous la direction de l’archange recteur d’Ordres Gabriel, qui éveille notre ressenti.

Les archanges



En témoigne le préfixe arch-, les archanges sont des anges supérieurs. Ce sont des messagers exceptionnels de Dieu pour les nouvelles importantes comme pour l’Annonciation. Ce sont des anges plus puissants qui n’hésitent pas à combattre physiquement comme lors de la bataille de 21 jours entre l’armée perse et l’archange Michel (ou Michaël) et Daniel (Dan 10.13).

Seul 3 archanges apparaissent dans la Bible, on a Michel, prince de la milice céleste, Raphaël, protecteur des voyageurs et Gabriel, le messager céleste. Toutefois, le livre apocryphe d’Enoch en présente d’autres tels que Ouriel/Uriel, Ragouel/Raguel, Sariel, Rémiel, Barachiel, Jéhudiel, Seatiel. À la question, pourquoi toujours un nom en -el, tout simplement car êl en hébreu désigne Dieu. Michel par exemple vient de Mîkhâ'êl qui signifie « Qui est comme Dieu ».

Il faut savoir que chaque chœur est dirigé par un archange. Celui prend le nom d’archange recteur d’Ordres. Oui, les archanges sont juste le second niveau. Donc certains archanges dirigent des entités célestes plus importantes qu’elles. Mais n’est-ce pas le fils de Dieu qui a dit « les premiers seront les derniers » ? Pour les archanges, l’archange recteur d’Ordres est Raphaël qui éveille notre discernement.

Les Principautés



Au sommet du degré des anges, on trouve les principautés. Ces derniers dirigent et éclairent les anges et archanges. Ils sont les gardiens non pas des personnes mais des grandes cités, des pays voire des continents ainsi que des grandes communautés et institutions (notamment l’Église). Leur mission est de veiller à l’exécution du plan divin (dont ils sont informés par les sphères d’en haut) et ainsi de conserver et d’alimenter la foi dans les régions dont ils ont la charge. Ce sont des êtres unificateurs qui doivent souder leur région d’influence par l’Amour divin et peuvent s’appuyer sur les niveaux inférieurs pour cette tâche.

Dans l’iconographie qui nous vient de Byzance, les principautés sont des êtres grands et majestueux, vêtus d’une armure et équipés d’armes de combat tel que des haches et des lances. Outre l’aspect guerrier, ils portent une couronne et sont munis d’un sceptre, artifices propres au rang de principauté. Leur archange recteur d’Ordres est Haniel qui nous aident à ouvrir notre cœur.

Le 2nd degré



Le 2nd degré est celui qui se charge de transmettre la lumière divine et les commandements de Dieu. C’est également le bras armé chargé de lutter contre les démons.

Les Puissances



Les puissances sont un ordre établi garant de l’équilibre cosmique, entre le ciel et la Terre. Les anges de la naissance et de la mort font partie de cet ordre. C’est notamment eux qui gèrent la distribution des pouvoirs terrestres et arbitrent entre les différentes Principautés. C’est d’ailleurs de ce rôle que leur vient leur nom. Elles veillent au respect du plan divin et se doivent d’éliminer tous les obstacles allant à l’encontre de celui-ci.

Pour cela, leur domaine est plus spécifiquement la nature humaine. Ils sont chargés de hisser l’humain vers la parole divine et de chasser toutes corruptions et vicissitudes des forces du mal, représenté par les démons. L’Homme ne peut accéder à l’Amour, la Justice et la Vérité de la triade supérieure qu’en étant pur et intègre. Leur rôle est alors de faire en sorte qu’ils le restent en chassant tous perversions. Ils sont les gardiens de l’Histoire collective et de la conscience. Ce sont eux qui purgent les Justes et leur permet d’avoir une foi sans faille ni doute. Etant donné que c’est les prêtres qui guider les Hommes vers Dieu sur le plan terrestre, les Puissances veillent sur ces derniers et au bon exercice de leurs fonctions sacerdotales. Ce sont des guerriers de Dieu et lui sont entièrement dévoués, on les représente ainsi portant une armure et un casque et avec des armes offensives tels des lances et défensives tels des boucliers. Leur archange recteur d’Ordres est Camael qui nous aide à rayonner.

Les Vertus



Les Puissances chassent les démons mais ça ne suffit pas, il faut élever l’Homme. Il faut qu’il découvre sa vraie nature, son rôle à jouer dans ce monde pour qu’il puisse pleinement participer à l’œuvre de Dieu. Les Vertus sont là pour diffuser massivement l’énergie divine et donnent la force dans le cœur des Hommes pour entreprendre leurs grands desseins. La chaleur qui irradie notre cœur vient d’eux. C’est eux qui déclenchent notre appétit spirituel, notre quête de nous-même, notre introspection. Et une fois nos objectifs déterminés, ce sont eux qui nous donne le courage et la ténacité de les mener à bien. Ce sont eux qui donne l’énergie aux pêcheurs de ne pas abandonner et succomber aux sirènes du côté obscure.

Les Vertus gèrent le monde matériel et assurent le maintien des lois qui la régissent (comme celles de la physique par exemple). Par leur volontiers ou quand l’ordre leur est donné, ils ont la capacité de briser occasionnellement ces règles et engendrer ainsi un acte habituellement impossible. C’est ce qu’on appelle un miracle. Lorsque miracle il y a, c’est qu’une Vertu l’a autorisé. Maitre des miracles et prodiges, ils sont souvent représentés avec un livre et/ou une baguette. L’archange recteur d’Ordres est Michael qui nous pousse à agir.

Les Dominations



Au sommet de cette seconde sphère se trouve les dominations. Ce sont les esprits les plus élevés en dignité, libérés des passions, dépravations et tentations. Ainsi, ils sont dignes de recevoir les ordres de Dieu. Ayant pris connaissance des directives divines, les dominations vont commander tous les groupes célestes inférieurs afin de réaliser ces ordres. Ce sont les bureaucrates célestes, ce sont eux qui ont les ordres et gouvernent tous les autres afin de les réaliser. Ce sont des dirigeants, des donneurs d’ordres, d’où leur nom, les dominations. Bien que lié aux affaires d’ici-bas, ils ne manifestent quasi jamais sur le monde terrestre et laisse ça aux niveaux inférieurs. Ils luttent contre ce qui enchaine l’âme des Hommes comme les mauvaises habitudes, les addictions, l’obscurantismes, les préjugés, les superstitions et les attachements serviles. Ils inspirent à la purification des désirs et des passions même s’ils laissent le libre arbitre aux Hommes.

Les Dominations sont représentées dans des forme humaines mais d’une beauté angélique. Ils ont les attributs princiers (le sceptre et la couronne) mais ont également l’orbe de lumière ornant leur sceptre ou le pommeau de leur épée s’ils ne la portent pas à la main. Leur archange recteur d’Ordres est Zadkiel qui nous aide à gérer.

Le 3e degré



Le 3e degré est composé d’êtres célestes qui ont le privilège de servir Dieu, de l’approcher et le contempler. Ils incarnent les trois dimensions spirituelles transcendantes de Dieu que sont l’Amour, la Vérité et la Justice.

Les Trônes


Pour être un trône digne d’un roi, ce dernier doit être élevé, beau et solide. Ce sont trois attributs (l’élévation, la beauté et la solidité) que l’on retrouve dans le chœur des Trônes. Ils sont l’incarnation de la Justice et de l’Autorité divine. Ils sont la fondation du monde et veillent sur les planètes. Ils ont le privilège de servir de siège à Dieu d’où leur nom.

De nombreux passages bibliques les évoquent et pourtant, ils n’ont pas d’iconographie fixe, on ne les représente guère dans nos monuments ecclésiastiques. Leur archange recteur d’Ordres est Zaphkiel ou Cassiel qui nous aide à assumer.

Les Chérubins



Si je vous dis un petit angelot nu avec de petites ailes, ça vous parle ? Eh bien sachez que ceci est un Putto, une catégorie d’ange du premier niveau surtout utilisé dans les représentations artistiques mais ce n’est point un chérubin. Décris plusieurs fois dans la Bible, Dieu demanda à ce qu’on les sculpte sur l’Arche d’Alliance et en donne la description dans l’Exode 25:18-22. De même, on a leur description dans leur sculpture dans le temple du roi Salomon dans 1 Roi 6.23-28. Ce serait des êtres jeunes avec une paire d’ailes. Toutefois, Ézéchiel prétend en avoir vu un en vision et avait une forme totalement différente. C’était un être à 4 têtes, une d’un homme, une d’un veau, une d’un lion et une d’un aigle. Ce dernier leur donne également 6 ailes. On parle de chérubins tétramorphes.

Leurs attributs sont la sagesse et la science. Ils sont là pour guider les chercher vers la Vérité et la compréhension de ce monde. Ce sont également les gardiens des secrets divins et les délivrent qu’aux êtres en étant digne. Ils représentent les astres et les constellations dont la lumière lointaine nous semble inaccessible mais dont nous sommes malgré tout capable de percevoir. Ils protègent l’arbre de la Vie ainsi que le jardin d’Eden avec leur épée flamboyante. Enfin, ils protègent Dieu et son domaine. Leur archange recteur d’Ordres est Raziel qui nous aide à nous éveiller.

Les Séraphins



Voici enfin le chœur supérieur à tout autre : les séraphins. Ces êtres brulent littéralement de l’Amour de Dieu. Ils sont si brillants qu’aucun être inférieur ne peut le regarder fixement. Doté de 6 ailes, ils sont alors obligés d’utiliser 2 ailes pour se masque le visage et 2 ailes pour se cacher le reste du corps pour ne pas bruler les yeux de son interlocuteur de l’Amour véritable. Les 2 dernières ailes lui servent à voler. Ils entourent Dieu et chantent ses louages.

Ils sont le feu purificateur qui brule les pêchers et notamment les 7 pêchers capitaux. Ils aident les Hommes à trouver le sens de la vie et leur voie. Ce sont ces anges qui émettent la lumière divine et tous les chœurs inférieurs ont mission de transmettre leur lumière aux Hommes. L’archange recteur d’Ordres est Métatron qui nous aide à participer au plan divin.

Les mérovingiens - Les rois de France

Une amie me demanda si je pouvais lui faire un petit condensé sur les rois de France. Évidemment, votre humble serviteur accepta bien volontiers. On commence donc cette petite série sur les rois de France et cela débute bien évidemment par les mérovingiens.

Tout d’abord, commençons par casser le mythe de la Gaule. Non, la Gaule n’était pas unie. Sous l’occupation romaine, c’était des tribus éparses qui commerçaient et combattaient en tant que mercenaires mais ce n’était pas une seule région fédérée. Les romains distinguaient d’ailleurs deux Gaules, en témoigne le livre de César.

Ce n’est que vers 375 que des royaumes apparuent. Pourquoi ? Car les Huns, un peuple nomade d’Asie Centrale, marchaient sur l’Europe de l’Ouest avec le terrible Attila à leur tête. Beaucoup fuirent les affres de la guerre qui s’approche de l’Europe de l’Est. Cela créa un flux migratoire très important. Pour survivre, les pillards ne trouvèrent rien de mieux que d’attaquer les maisons, les villages, piller les récoltes… Ce fut l’époque des invasions barbares. Ces barbares finirent par s'installer en Europe de l'Ouest. Ainsi ils fondèrent de nombreux royaumes. Nous pouvons citer les Wisigoths en Aquitaine (dès 418), les Alamans vers Strasbourg et Metz, les Burgondes (le Lyonnais et le Dauphiné avec une partie de la Suisse). Mais ce qui nous intéresse le plus est le royaume des Francs Rhénans (ceux qui sont le long du Rhin) et le royaume des Francs Saliens au Pays Bas. Eh oui, au départ, il y avait deux royaumes de Francs. Mais notre héritier à nous est le royaume des Francs Saliens (peu cher, on vient donc des Pays-Bas au départ). Bref, le roi de ce royaume est Clodion le Chevelu.

Rome est sur le déclin, surtout depuis la division de l’Empire en deux et les Wisigoths, les Alains et les Burgondes mène la vie dure aux romains sans compter les révoltes paysannes à cause des taxations élevées et des abus de pouvoir. Du coup, entre 432 et 435, le gros de l’armée affronte ces royaumes…et laisse l’actuel Belgique avec bien peu de défenses. Sentant l’opportunité, ni une ni deux, Clodion partit à la conquête de la Belgique. Cela fut plutôt victorieux :

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Mais au final, Clodion ne marqua que peu l’Histoire contrairement à son fils, le roi Mérovée.

Les Huns sont aux portes de l’Empire romain et la tension monte. C’est finalement en 451 qu’ils lancèrent leur assaut et envahirent la Gaule Romaine ainsi que tous les royaumes alentours. Mérovée les battit dans la plaine du Santerre. Impressionnée, les romains scellèrent une alliance avec les francs-saliens. Les romains reconnurent le royaume francs-saliens contre leur aide face à Attila. Se déroula alors une bataille sanglante entre Châlons-en-Champagne et Troyes avec les romains du général Aetius et les francs-saliens de Mérovée, toujours en 451. Ils réussirent là où personne encore n’avait réussi, ils mirent en déroute le grand et le puissant Attila et son armée de Huns qui partirent se replier en Europe de l’Est. Cette victoire consolida l’influence et l’importance du royaume des Francs-saliens. Grâce à Mérovée, les francs-saliens avaient enfin un royaume en paix, loin de Rome et de la menace Huns, devenant une grande puissance de la Gaule du Nord. En hommage à ce roi victorieux, la dynastie issue de lui prendra le nom des mérovingiens ! À l’inverse, l’Empire romain en sortit affaibli et perdit beaucoup de sa Gaule Romaine, ils ne leur restèrent que le nord de l’actuel France, dirigé par le général Syagrius.

De Mérovée succéda Childéric Ier. On se moque un peu de lui... C'était un bon petit soldat de Rome avec qui il entretint de bonnes relations. Ils combattirent ensemble notamment contre les Saxons. Mais sans plus. Ce qui est à noter est que c'est sous son règne que Paris commença à se rebeller et partir en guerre civil entre d'un côté les pro Syagrius et les pro-francs. Le plus important est que de Childéric Ier naquit Clovis Ier.

En 481, la France est un petit territoire qui n’a rien à voir avec les frontières d’aujourd’hui en témoigne la carte suivante :
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Clovis avait une seule ambition, agrandir le royaume de ses aïeux. Avant 486, il scella un mariage avec la princesse des francs rhénans pour unir le royaume des Francs. Fort de sa position et de son armée, il s’attaqua alors, en 486 (il ne perd pas de temps, le petit), au bout de l’Empire romain restante, celui administré par le général Syagrius. Il eut une grande bataille à Soisson où les deux s’affrontèrent ardemment mais victoire fut donné aux Francs. La province romaine devint franque et Syagrius tenta de trouver refuge chez les Wisigoths qui, pour acheter les faveurs de Clovis, le livrèrent à ce dernier. Ce succès permit à Clovis de contrôler la quasi-totalité de la Gaule du Nord.

L’évêque de Reims, le futur Saint Rémi, incita Clovis à aider les chrétiens de son royaume. Ils devinrent proche. Toutefois, Clovis refusa de se convertir de peur de perdre le soutien de son peuple et de ses guerriers restés païens contrairement aux autres barbares qui se sont très vite christianisés (bien que ariens). Pour l’inciter davantage à se convertir, il arrangea un mariage avec une princesse chrétienne. Ainsi Clovis épousa en 492 en secondes noces la princesse Clotilde du Royaume des Burgondes, scellant par la même un pacte de non-agression entre les deux royaumes. Cette dernière ne cessa d’essayer de convertir son mari.

Clovis continua ses ambitions expansionnistes et s’attaqua en 496 au royaume des Alamans. Malheureusement pour lui, cette bataille ne fut guère glorieuse. Son armée est en déroute et le voilà encerclé et à la merci de l’ennemi. Les barbares dont les francs font partis ne jurent que par la force que les dieux leur donnent. Or les dieux païens ont, semble-t-il, abandonné Clovis. En désespoir de cause, il tenta alors de prier Jésus Christ et jura de se convertir s’il lui apportait la victoire. C’est alors que le chef ennemi tomba sous le coup d’une arme à distance. Leur chef mort, les soldats battirent en retraite. Clovis en profita alors pour renverser la situation. Homme de parole et comptant également obtenir le soutien de l'Église institutionnelle, un des derniers vestiges romains, il tint sa promesse et se fit baptiser à Reims. Ce fut le premier roi franque chrétien.

L’empereur romain d’Orient, Anastase est très inquiet de la puissance des Goths. Il soutint alors Clovis lorsqu’en 507, les Francs attaquent le royaume des Wisigoths. La défaite de la bataille de Vouillé porta un coup dévastateur aux Wisigoths qui durent se replier jusqu’au-delà des Pyrénées, en Espagne. Vainqueur, ce grand chef de guerre fut décoré Consule honoraire par l’empereur romain d’Orient, marquant les bonnes relations entre les deux pays malgré qu’il les ait boutés hors de Gaule. Il contrôla désormais, le Nord et le Sud de la Gaule, seul restait le royaume de Burgondes dont sa femme Clotilde lui assurait le soutien. Il décida de faire de Paris la capitale de son royaume.

Tout se passa bien mais bon, il fallait bien qu’un jour, il meurt en 511. C’est notre lot à tous. Et vient un truc très nul ! La loi de succession de l’époque suivit par les Francs est pourrie. Elle consiste à diviser les terres entre les héritiers mâles. Ainsi, le royaume fut séparé entre les 4 enfants de Clovis. On distingue l’Austrasie (l’ancienne région du Royaume Francs), la Neustrie (l’ancienne province romaine), la Burgondie et l’Aquitaine.

Dernier enfant de Clovis, Clotaire 1er réussit à la mort de ses frères à réunir le royaume mais à sa propre mort, le royaume re-fut divisé entre ses 4 enfants. Et ça continue comme ça pendant un moment. On a eu Clotaire II, petit-fils de Clotaire I, qui réunifia le royaume puis son fils Dagobert 1er fit de même et ainsi de suite encore et encore jusqu’à Childéric III qui se fera déposer par Pépin le Bref.

C’est ainsi que se termine la dynastie mérovingienne. De petites tribus néerlandaises, le royaume Franc sut s’étendre dans toute la Gaule et occuper des frontières qu’on lui connaît mieux. Le royaume Franc réussit à s’affirmer et à profiter du déclin romain pour prendre en charge l’administration de la Gaule du Nord.

Les tubes français et le Japon

La France adore le Japon. Et l'inverse est souvent vrai, même s'ils tombent des nues lors qu'ils viennent effectivement nous voir. Et parfois, je découvre avec émerveillement des musiques japonaises...de musiques françaises. Parfois ce sont les artistes eux-mêmes qui ont exporté ainsi leur chanson ou parfois ce sont des artistes locaux qui reprennent un classique français. C'est souvent des artistes des années 60/70 où la musique s'exportait bien. Après, on a perdu la guerre culturelle face aux américains mais on a toujours quelques succès. Quoi qu'il en soit, le résultat est souvent croquignolesque.

Que je t'aime - Johnny Hallyday



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Poupée de cire - Poupée de son - France Gall



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Les Champs-Élysées - Joe Dassin



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Chanson populaire - Claude François



Je crois que les producteurs avaient pris de la poudre de perlimpinpin avant de tourner.
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Gigi l'amoroso - Dalida



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Le lundi au soleil - Claude François



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La vie en rose - Édith Piaf



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Cette année-là - Claude François



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La Maritza - Sylvie Vartan



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La Bohême - Charles Aznavour



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Je vais à Rio - Claude François



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Tout tout pour ma chérie - Michel Polnareff



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Voyage Voyage - Desireless



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Pour un flirt - Michel Delpech



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T'en vas pas - Elsa



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Dis, quand reviendras-tu - Barbara



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Padam, Padam - Édith Piaf



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La peur de l'échec

Honoré lecteur, j’ai une question pour vous : « Qui a 4 pattes le matin, 2 pattes le midi et 3 pattes le soir ? ». Si vous avez répondu « L’Homme », vous avez réussi, mes félicitations ! Vous êtes intelligent et surtout cultivé. Je n’en attendais pas moins de vous, je sais que mon public est plutôt doué pour ce genre de choses.

Sachez que ce que je viens de faire n’est pas bien. On croit bien faire en louant l’intelligence des personnes. Ils ont correctement agit alors on les félicite, cela nous semble tout à fait normal. Hélas, cela peut les desservir. C’est, du moins, ce que tend à démontrer les travaux du docteur Carol Dwerk. Récompenser en cas de réussite amène surtout la personne à craindre l’échec. En effet, la personne peut réagir comme suit : « On me complimente car j’ai bien agi et c’est agréable mais que se passe-t-il si on ne réussit pas ? Je passerai pour un idiot. C’est nul ! Je dois réussir, je dois montrer que je suis intelligent ». Cela amène à une peur de l’échec et les incite ainsi à ne surtout pas prendre de risques, car ils risqueraient d’échouer, donc de « décevoir » et de passer pour un idiot. Ils vont alors fuir les situations périlleuses, ou s’ils les acceptent, ils se mettront une pression folle alors que l’anxiété est nocive. De même, on dénature l’objectif de la pratique. La finalité n’est pas d’avoir l’air intelligent mais d’apprendre quelque chose, de s’améliorer. Tout ça car on pousse, par les compliments, à une obligation de résultat. Tu veux des encouragements, faut que tu réussisses ! Sinon, tu n’auras rien ou pire, une remarque désagréable. Cela amène ces personnes à fuir les problèmes, cacher leurs échecs, critiquer un élément externe (celui qui a fait l’épreuve, le système, l’environnement, les conditions de l’épreuve) ou encore à feindre l’ennui et le désintérêt pour ne pas s’y frotter. Il faut au contraire changer de paradigme et non plus saluer le résultat mais les efforts déployés pour essayer d’y arriver. Si je posais un problème mathématique à un doctorant en math dont c’est la passion, sa résolution sera instantanée et sans effort. Si je pose la même à une personne pas matheuse mais que cette dernière cherche un moment, me pose plein de questions, s’interroge, essaie des trucs et finit finalement par y arriver, n’est-elle pas plus « méritante » d’un compliment ? L’effort est ce qu’on devrait saluer plus que le résultat. Et quand je dis effort, je parle de toutes les aptitudes et compétences qui ont pu être démontré durant la phase de recherches, comme la « persévérance », « la créativité », « l’ingéniosité », « le processus de recherche », « la maïeutique », ce que le Dr Dwerk appelle le processus (process en anglais).

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. En aucun cas, je ne veux mettre en avant l’échec et je ne fais absolument pas ça « car les pauvres bout-de-choux, faut les ménager ». Non, si vous me connaissez, j’exècre ce genre de réflexion. Je ne dis pas ça car c’est plus facile. Simplement, la peur de l’échec est une tare, vraiment. Si aujourd’hui, on n’ose pas assez entreprendre, c’est en parti à cause de ça. Quand on regarde les gens qui ont réussi, on y voit des génies, des gens incroyables et doués. On ne voit pas tous les échecs qu’ils ont subis en amont. Ainsi, Walt Disney a vu sa première société d’animation faire faillite, il s’est fait renvoyer d’un journal par manque d’imagination et lors de l’élaboration du parc d’attractions de nombreuses banques lui ont refusé tout financement (la légende dit dans les 300 refus mais ça, c’est la légende). Ford a fait couler 5 entreprises avant de réussir avec Ford Motor Company. Vous trouverez bien d’autres exemples illustres sur le net. Car le pire, ce n’est pas l’échec, mais de rater une occasion de construire quelque chose de formidable par peur d’échouer. Il est rare de réussir dès le premier coup. Tout simplement car on ne connaît que peu. Or, c’est par l’expérience qu’on apprend et même si on échoue, on a appris à connaître. Nous ne sommes plus en terre inconnue mais en terrain connu. L’échec doit être une opportunité d’apprendre. Si on tombe, c’est pour mieux remonter. Remonter plus fort, plus averti, plus alerte. C’est une occasion de tirer parti de ses erreurs. Et on est ainsi dans une démarche d’amélioration continue. L’échec n’est qu’un jalon vers une maitrise supérieure et une perception accrue. Ainsi, il ne faut pas valoriser l’échec mais faire cesser cette phobie paralysante.

En outre, les valeurs que l’on prêche comme « la sensibilité artistique », « l’intelligence », « la culture » sont perçues comme des aptitudes…je ne dirai pas inné car la culture n’est pas inné…mais disons « on l’a ou on ne l’a pas ». Cela sert parfaitement d’excuses quand on ne veut pas faire quelque chose. Combien de fois ai-je entendu « Non mais je ne suis pas bon avec les chiffres » pour justifier ne pas s’intéresser aux maths ? Pourtant, il n’y a à aucune aptitude qui est fixé dans le marbre. C’est seulement par la pratique qu’on en apprend la maitrise. Il n’y a pas de dons absolus innés que personne ne pourrait égaler. Il y a des facilités, des personnes qui vont avancer plus ou moins vite. Mais avec du travail, on pourrait atteindre leur niveau. Il n’y a rien d’inaccessible. Simplement, à un instant T, certains ont assimilé des choses et d’autres non. Mais plutôt que taper sur les doigts de celui qui échoue, ce qui va juste l’inciter à décrocher, on lui dit qu’il n’a pas encore acquis tel concept. Une école à Chicago a développé le concept du « yet », « encore » en français. « X didn’t understand this concept…yet ». C’est un petit mot, c’est tout bête et peut paraître anodin si ce n’est anecdotique mais croyez-moi ça compte. Et ce n’est pas moi qui le dit mais les études éprouvées du Dr Dwerk.

Elle a formalisé cela en deux concepts : Fixed Mindset et Growth Mindset. Lorsqu’on est dans un état d’esprit « fixed mindset », on pense « on n’est bon ou on ne l’est pas », « je n’aime pas échouer », « je n’aime pas les challenges trop élevés », « si tu es meilleur, je me sens menacé », « mes compétences déterminent tout », « si je bloque trop, je ragequit », « j’aime qu’on salue mon intelligence ». À l’inverse, lorsqu’on est en « growth mindset », on pense « Avec un peu d’efforts, je peux apprendre n’importe quoi », « je me challenge sans cesse pour toujours progresser », « Si j’échoue, c’est une occasion d’apprendre », « si je bloque trop, je reprends calmement et m’opiniâtre », « j’aime qu’on salue mes efforts et ma persévérance». On prend deux groupes d’élèves de sorte que la moyenne des notes soit sensiblement la même. D’un côté on utilise tous les préceptes que j’ai susmentionné et de l’autre, on garde le système normal. Au départ, les deux évolueront pareillement mais au bout d’un moment, les notes du groupe « Growth Mindset » augmenteront. Cela s’explique simplement. Leurs finalités sont différentes, les fixed mindset veulent paraître intelligents alors que les growth mindset ont une appétence à apprendre de nouvelles choses quitte à échouer lamentablement. Mais ce n’est pas grave, c’est juste qu’ils n’ont pas ENCORE acquis ce qu’il fallait mais cela viendra avec du temps, de la volonté et de la pratique.

Ses traits de caractère ne sont pas immuables. Un « fixed mindset » peut devenir un « growth mindset ». Ce n’est pas évident, cela demande un travail sur soi et la perte de certains réflexes comme celui de s’autoflageller en cas d’erreur (ne plus se dire « t’es nul, bon à rien, tu n’y arriveras jamais »). C’est vraiment une nouvelle vision des choses et ça ne se change pas comme ça. Mais franchement, cela en vaut la peine. Ne plus sentir le poids de l’échec, ne plus se scarifier à chaque erreur, ne plus craindre d’avoir l’air idiot, ne plus chercher à se mettre en avant et réussir à tous prix et en toutes circonstances, c’est un soulagement énorme et de l’anxiété et du stress en moins. Et le must est qu’en plus, vous grandirez plus vite. On a donc tout à y gagner à passer au growth mindset. Et cela commence déjà par vous-même sur les remarques que vous vous faites et celles que vous faîtes aux autres. Saluer les efforts et le processus plus que le résultat.

Earworm

Bonjour à tous et bienvenu sur ce nouvel article où l'on va traiter d'un syndrome assez embêtant et qui touche la plupart d'entre nous, pour ne pas dire tout le monde. Tout d'abord, je vous invite à écouter cette musique. Comme vous le voyez, elle dure 4 min 30. Toutefois, vous n'êtes pas obligé de l'écouter en entier, l'important est que vous la reconnaissiez:
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Ca y est, vous l'avez reconnue? Vous avez cette musique en tête? Parfait, car aujourd'hui, on va parler des Earworms. C'est un syndrome qui nous vient de l'allemand Ohrwürm, il s'appelle également stuck song syndrome ou encore Involuntary Musical Imagery. En gros, c'est quand vous avez une musique dans la tête et que celle-ci ne veut plus partir et revient sans cesse dans votre esprit. Je pense que vous devez voir de quoi je parle. C'est même quasi-sûr car il a été attesté que 98% des personnes sont sujets à des earworms. Et pour le coups, on est tous égaux face à ça. Qu'on soit riche ou pauvre, mélomane ou n'écoutant que guère de musiques, homme ou femme, on est tous affecté par ce syndrome des plus sérieux.

Ainsi, des chercheurs se sont penchés sur la problématique. Des études tendent à montrer que le syndrome durerait plus longtemps chez les femmes et les irrite davantage. Pour un earworm efficace, il faut que la musique ait des paroles. En effet, avec des paroles, la musique a 73.7% de chance de rester bloquer dans votre tête contre 7.7% pour les instrumentales. Pour augmenter les chances, il faut également que le rythme soit répétitif pour avoir un effet hypnotique accru. La chanson "It's a small world" plus haut en est un parfait exemple. Entrainante et cyclique, des paroles, elle a tout ce qu'il faut et ce n'est pas pour rien que c'est le earworm le plus efficace dans le monde aujourd'hui (aussi car c'est le plus partagé).

C'est bien beau tout ça mais pourquoi des musiques restent ainsi coincées dans notre esprit? Cela nous amène à l'effet Zeigarnik. Du nom de la psychologue Bulma Zeigarnik, elle nota que les serveurs se souvenaient plus facilement des commandes pas encore payées que celles terminées et payées. Elle poursuivit ses recherches (notamment avec des enfants) et arriva à la conclusion que notre cerveau retient davantage une tâche inachevée que les achevées. Une fois achevée, il nous est inutile de nous en souvenir. Si à l'inverse, on s'est interrompu, il est toujours bon de garder une trace si on compte la reprendre (et il le fait même si on ne compte pas la reprendre en fait). Or ce qui nous revient dans les earworms, ce n'est pas la chanson entière, c'est la ritournelle, le refrain, le rythme, le moment épique, l'envolée lyrique, bref qu'une partie de la chanson. Les earworms sont des boucles d'environ 30 secondes en moyenne. Par conséquent, on commence ainsi une tâche et on n'ira pas jusqu'au bout. Cela laisse un goût d'inachevé qui insatisfait notre psychique.

Ainsi, une façon de se débarrasser d'une chanson est de l'écouter ou de se la chanter du début jusqu'à la fin. Donc si ma vidéo vous l'a mise dans la tête, il va vous falloir écouter "It's a small world" en entier :D . Mais c'est terrible pour les musiques qui peuvent boucler et n'ont donc pas de fin. Une solution est de se mettre une autre musique en tête et une avec une fin et c'est celle-ci dont on se débarrassera. Sinon les scientifiques du Western Washington University ont également montré que faire une activité intellectuelle comme des Sudoku, des Puzzles, des anagrammes et contrepèterie... permet de faire passer un earworm.

Voilà, maintenant, vous savez quoi faire :D .

Retenir facilement des nombres

Bonjour à tous, aujourd'hui, un article un peu spécial car on va parler de la mémoire et notamment comment retenir facilement des nombres. En effet, notre cerveau est très fort pour mémoriser des souvenirs car c'est une scénette concrète. Nonobstant, il a beaucoup plus de difficultés pour enregistrer des choses abstraites. Si je vous demande de mémoriser "courage", "loyauté", "chaleur", "mémoire" et "senteur" et de me les ressortir dans deux jours exactement, vous aurez beaucoup plus de mal à les retrouver que si c'était "chat", "boulangerie", "pluie", "téléphone" et "livre". Contrairement aux premiers, vous pouvez imaginer un chat qui va se mettre à l'abri dans une boulangerie alors qu'il pleut. Voyant ce chat, la boulangère appelle avec son téléphone la propriétaire qui était en train de lire un livre. Ce genre de scénette vous permet de vous souvenir beaucoup facilement des choses. Car oui, votre cerveau, même s'il est très cartésien, a une mémoire visuelle très développée et donc il est plus facile de se représenter et se souvenir de choses concrètes que de choses abstraites.

Or, les nombres sont abstraits. Bien qu'on peut visualiser leur écriture (1, 2, 3,...), comme ou pouvait le faire avec "courage", "loyauté"..., on les retiendrait plus facilement si on les associait à des choses concrètes. Et il se trouve que c'est justement ce qu'utilise les champions de la mémoire. Le but est de développer ce qu'on appelle une table de rappel. La table de rappel est un tableau associatif qui va attribuer à un nombre une représentation physique. Cette table de rappel nous est propre. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de bonnes ou mauvaises tables de rappel, le but est vraiment que ça vous parle. Car le but in fine de la table de rappel est que ça devienne un automatisme. Si je vous dis un nombre, direct vous allez penser à son associé dans votre table, à l'instar de ce que vous faites pour les tables de multiplication. Au début, vous avez dû les apprendre par cœur, puis maintenant, c'est un automatisme. Si je vous dis 2 x 7, vous n'allez pas parcourir les tables pour aller jusqu'à 2 puis parcourir la table de 2 pour arriver à la 8e ligne et voir que 2 x 7 équivaut à 14. C'est devenu un automatisme. Globalement, votre table de rappel sera pareil. Au départ, il va falloir vous le répéter plusieurs fois, les apprendre par cœur et au bout d'un moment, vous vous en souviendrez automatiquement. Et comme les multiplications, on va y aller par pallier, petit à petit. Évidemment, on ne va pas encoder tous les nombres. Cela serait très compliqué. On pourrait se contenter comme les multiplications de le faire de 0 à 9. Toutefois, il y a un intérêt particulier à le faire de 0 à 99 car ça permet de diviser le nombre de nombres à retenir par 2 et on regroupe souvent les chiffres par deux. Les numéros de téléphone en sont un parfait exemple.

Tout le travail pour le moment va être de remplir votre table de rappel. Comme je vous l'ai dit, elle vous est propre donc vous pouvez imaginer votre propre code. Cependant certaines personnes peuvent se retrouver un peu désemparées et ne sachant pas par où commencer. Permettez-moi donc de vous donner quelques clés. Il y a plusieurs codes possibles, un qui peut vous aider est le code chiffres-rimes. L'idée est d'associer votre nombre avec un mot dont la fin rime avec le nombre. Par exemple, pour le 1, on peut l'associer à un train, ou à un bain, le 2 à un feu ou à un cheveux, le 3 à une oie, ou à un roi, et ainsi de suite. Prenez toujours des éléments physiques. Pour 3, ne prenez pas joie par exemple, car c'est abstrait. Le plus utilisé et celui que j'utilise est le code chiffres-sons, aussi appelé le système majeur. L'idée est de retenir un petit tableau, très simple qui va associer un chiffre à un son :

0

s z

1

t d

2

n

3

m

4

r

5

l

6

j ch ge

7

k c gu

8

f v ph

9

p b



Ici, on se concentre sur les consommes et leur sonorité et le principe de ce système est de remplir notre table de rappel en mettant des voyelles pour en faire des mots qui utilisent dans l'ordre ces sonorités. Par exemple, la table de rappel que j'utilise et qu'on trouve facilement en ligne (si vous ne souhaitez pas vous embêter à faire la vôtre) :
image utilisateur

Maintenant, quand on vous dit un numéro de téléphone du style 04 78 50 82 65 (je ne sais absolument pas qui c'est, je l'ai inventé pour l'exemple), vous pensez : Rat Café Lasso Van Châle. Vous vous retrouvez avec plus que 5 images à retenir et comme énoncé précédemment, on retient plus facilement des images que des écritures. Cette technique marche vraiment et peut vous aider à retenir de grands nombres tels que des numéros de comptes, les 100 décimales de pi ( y a de meilleurs techniques dédiées à ça mais cette technique générale peut s'y appliquer), tout ce que vous voulez. Couplez avec le palais mental, vous pouvez aller vraiment très loin et augmenter signification votre mémoire numérique. Je vous invite à apprendre par cœur dizaine par dizaine. Quand vous maitrisez bien votre dizaine, que c'est devenu un automatisme, vous ne réfléchissez même plus, vous passez à la dizaine d'après.

Voilà, j'espère que cela vous sera utile.

Transformer l'anxiété en succès

L'Homme est un être social. Si on reprend la pyramide des besoins de Maslow, on voit qu'après les besoins physiologiques et de sécurité se trouve le besoin d'appartenance, c'est-à-dire, de faire partir d'un groupe où ils peuvent s'identifier, interagir, discuter, être écouté, compris et aimé. Ces interactions sont loin d'être anodines, c'est un réel besoin. Une personne peut apprécier la solitude par moment mais il faut bien distinguer la solitude choisie et imposée. Vous allez me dire "il y a bien des ascètes religieux qui vont vivre seuls dans les montagnes". Il ne me semble pas avoir précisé que la compagnie doit être humaine. Il y a être vraiment seul et il y a s'imaginer être avec Dieu ou avec Wilson le ballon de volley. Ce n'est pas juste un délire cinématographique. Quand on est seul pendant de longues durées, on finira par s'inventer un ami imaginaire pour combler ce besoin. Une fois qu'on appartient à un groupe, Maslow nous parle alors du besoin d'acceptance, c'est-à-dire de se sentir utile, apprécié du groupe, reconnu et accepté pour ce qu'on fait, avoir de la reconnaissance.

Quel est le rapport de tout ceci avec le sujet de l'article ? Ces besoins sont cruciaux et du coup, cela amène à la peur de ne pas ou ne plus les avoir. Ainsi, lorsqu'on doit faire une action en public, lors d'une interaction avec autrui, on a toujours cette crainte de ne pas être à la hauteur, de décevoir, de ne pas satisfaire ou pire d'être rejeté, stigmatisé, moqué... Cela se manifeste par exemple par le trac avant de passer un examen, ou un discours devant une audience ou l'appréhension lorsque l'on doit annoncer quelque chose d'important à une personne tel que déclarer sa flamme, révéler un secret. Ces craintes sont légitimes car on espère tous réussir et satisfaire, ce qui amène inévitablement à la peur de l'échec. Cependant tant que ça reste modéré, c'est naturel et acceptable. Toutefois, cela peut apparaître sous une forme exacerbée qu'est l'anxiété, cet effroi qui nous paralyse, nous terrorise et peut littéralement nous rendre malade. Et là, c'est un réel problème car par la peur d'échouer, l'anxiété va nous empêcher de réellement réussir et d'exceller. Lors d'une discussion, on tremble, on ne trouve plus ses mots, on est très mal à l'aise et pourtant, on sait ce qu'on veut dire mais ça ruine notre performance et peut nous empêcher d'atteindre le résultat escompté. C'est la peur de tout perdre qui va nous empêcher d'être audacieux et prendre un risque qui pourrait s'avérer très gratifiant, c'est ne pas oser.

L'anxiété est un effroyable frein à notre progression et nous empêche de réaliser le besoin final de la pyramide de Maslow, le besoin de réalisation de soi. Traduction, il vaut mieux ne pas être anxieux... Ha, c'est si facile à dire mais on ne le maitrise pas vraiment. C'est inconsciemment que cela se joue. Pour autant, cela ne veut pas dire que vous ne pouvez rien y faire pour autant. Pire, il existe un moyen très simple qui ne vous changera pas drastiquement mais qui fait son petit effet, c'est ce qu'on appelle la requalification de son anxiété ou en anglais "anxiety reappraisal". Cette méthode ne vient pas de moi ni d'un coach bien-être mais réellement de la science. Le docteur Alison Wood Brooks de Harvard Business School a publié ses recherches sur le sujet "Get Excited: Reappraising Pre-Performance Anxiety as Excitement" au Journal of Experimental Psychology en 2014. Son idée est simple, quand on ressent du stress voire de l'anxiété, on va requalifier ce sentiment. Plutôt que se dire "je suis inquiet", on va se dire "je suis tout excité". L'excitation et l'anxiété ont des symptômes similaires, emballement émotionnel, accélération cardiaque, potentiellement des tremblements. Et ce n'est pas sans impact, ce n'est pas juste de la sémantique. Lors de ses recherches, Docteur Brooks a fait le test suivant, on invite 3 groupes de 113 personnes à une soirée karaoké pour chanter en public. On a le groupe de test / de référence, on a un groupe qui doit être stressé et on a le groupe qui doit se dire "je suis excité à l'idée de chanter". Les résultats confirment à 85% la thèse de Dr Brooks. Les personnes du groupe "je suis excité" ont été beaucoup plus à l'aise, ont pu davantage s'épanouir et ont réalisé une meilleure performance scénique et vocale que les anxieux. En outre, ce n'est pas la seule thèse sur le sujet, en 2010, le Docteur Jeremy Jamieson de l'Université de Rochester réalisa une expérience similaire mais cette fois sur un test de math et les résultats sont identiques, les gens qui requalifient leur anxiété en excitation réussissent mieux et réalisent de meilleurs performances.

Donc non, ce n'est pas du charlatanisme. Vous êtes capable de convertir votre anxiété en un moteur d'amélioration de vos performations en le requalifiant en excitation. Cela ne veut pas dire que vous réussirez à coup sûr, évidemment. Mais au moins, vous ne serez plus freiner par cela et ferez une performance bien meilleur et c'est déjà un plus considérable. Ne doutez plus de vous et brillez maintenant ;) , c'est tout le bien que je vous souhaite.

Le cerveau et le genre/sexe

Récemment, un employé de Google a rédigé un document de 10 pages décriant la politique de diversité de l’entreprise. Bien qu’il soulevât parfois quelques questions pouvant être légitimes, il créa un scandale par son discours et raisonnement empli de clichés, de stéréotypes et de remarques sexistes. Eh bien… je ne reviendrais pas sur l’affaire. Cela me sert juste de prétexte pour parler de notre cerveau et la différence entre sexe.

On entend beaucoup de choses dessus et j’aimerai y revenir dans un débat apaisé. Revenons donc sur certains préjugés. Fut un temps, dans l’armée américaine, on donnait des casques plus larges à mesure qu’on montait en grade pour montrer que plus on montait en grade, plus on était intelligent donc plus on avait la tête bien remplie et donc plus grosse, le plus petit étant donné souvent aux noirs (quitte à parler de la discrimination). Évidemment, cela n’est rien d’autre que fadaises et billevesées. Si la taille du cerveau était liée à l’intelligence, alors nous serons dominés par les éléphants et les baleines. Notre cerveau pèse 1.3kg, les grands cachalots ont des cerveaux de 8kg. Non, la raison de notre intelligence se trouve ailleurs. Ce qui compte n’est pas la quantité de neurones mais la qualité des connexions entre ces derniers. « Cela est-il déterminé à notre naissance et voué à décroitre ?». Là encore, loin s’en faut ! À notre naissance, seul 10% de nos neurones sont connectés, ce qui explique qu'on ne soit pas des plus doués à nos débuts. On développe les connexions inter-neurales en stimulant les différentes parties. Cela est dû à une incroyable propriété de notre cerveau qu’on nomme la plasticité neuronale. Ce dernier est capable de développer et modifier son réseau neuronal pour s’adapter en fonction des parties plus ou moins sollicitées. Par exemple, une étude à prouver que les conducteurs de taxi expérimentés avaient la partie responsable de la géolocalisation et de la géométrie dans l'espace beaucoup plus développée que la normale. De même, dès qu’ils arrêtaient de conduire pendant un long moment, durant leur retraite par exemple, cette partie régressait. D’autres études ont confirmé à plusieurs reprises cet effet. C’est donc par la stimulation, l’apprentissage et la pratique que l’on améliora nos capacités intellectuelles (d’où l’importance de faire des activités cérébrales régulières, tel que participer à mes jeux, énigmes et autres :D ). De là, il n’appartient qu’à nous de les stimuler.

« Mais les femmes sont plus à l’aise dans le domaine sentimental, émotionnel et dans la communication et les hommes sont plus dans la raison, l’adresse, et plus résistant aux stress comme le disait d’ailleurs cet employé de Google ». Allons, honoré lecteur, vous devriez savoir que les généralisations sont nocives. Il y a toute façon un bout de vérité là-dedans. Mais avant de crier au sexisme, qu’il soit bien dit que ce n’est pas dû à une prédisposition biologique. Bien que toute le monde ne remplisse pas ces cases et je ne m’aventurerai pas à mettre des gens dans de tels lieux communs, globalement, il se trouve que cette affirmation est plutôt vraie. Mais cela est uniquement dû à l’éducation qu’on leur a fourni qui est elle-même sexuellement orientée. Les garçons seront d’avantage pousser à faire des activités physiques tels que le sport et à jouer à des jeux-vidéos de tir / de combat ce qui va augmenter leur adresse. Au contraire, les filles seront plus orientées vers des activités artistiques et relationnelles avec les dinettes, les cours de danses, les arts, les poupées… Lorsqu’une fille va se blesser, on va être aux petits soins pour elle et on va faire en sorte qu’elle ne recommence plus, là où des garçons qui sont casse-cou seront encouragés à persévérer, faut qu’ils vident leur tremplin d’énergie. Lors d’un conflit, on attend plus d’un garçon qu’il se dresse alors qu’on viendra en aide à une fille en détresse plutôt que la laisser se battre par elle-même. Ce que je dis ici est un peu caricatural, mais je pense que vous êtes apte à saisir ce que je tends à démontrer. Notre éducation diffère à cause de notre sexe et va donc stimuler des parties différentes du cerveau. Et de fait, on sera donc plus actif dans ces parties là et c’est ce qui rend au global l’affirmation vraie. Mais le fait que ça dépende de notre éducation signifie également que c’est entièrement relatif à chaque famille et qu’on pourra très bien avoir des filles très raisonnables, sportives, actives et des garçons fleurs-bleus, maniant bien la communication interpersonnelle… Et quand je dis éducation, c’est plus global que celle dispensée par la famille, c’est vraiment tout ce qu’on a appris de la vie, de nos expériences passées et de nos erreurs passées notamment. Notre passé est le champ d’apprentissage de notre cerveau et ce qui l’a façonné. Et donc, certes, notre expérience de vie est influencée par notre genre car on n’agira pas forcément pareil en face d’une fille ou un garçon et nos attendus seront différents, mais ceci est purement le fruit de nos mœurs de société et il est totalement possible de s’en dépêtrer et de suivre un autre chemin. Ce n’est pas une fatalité et encore moins une prédisposition génétique. On veut nous construire comme cela mais en changeant de milieu ou de mode de pensées, on peut totalement changer notre cerveau. Il ne faut pas être manichéen. Il n’y a pas homme-femme. Chaque cerveau a sa singularité. Des chercheurs ont voulu étudié cela. On a mis des hommes et des femmes dans un IRM et on leur posa le même calcul cérébral. Les images cérébrales ont montré que chaque sujet a mobilisé son cerveau de manière différente pour aboutir au même résultat. Chacun a sa propre stratégie de résolution et sollicitera diverses parties du cerveau pour arriver à la même solution. Cela montre bien l’individualité du cerveau, il est propre à chacun et non pas juste propre au sexe comme certains pourraient le penser.

Donc soyez heureux, vous êtes unique et surtout vous pouvez développer ce que vous voudrez. Pour cela, il suffit d’apprendre et de souvent pratiquer. L’avenir vous est ouvert et fort de ces connaissances, arrêtez de propager ces clichés et légendes sur le cerveau :D

Les accords grammaticaux hauts en couleur

Bonjour à toutes et bonjour à tous,

Aujourd'hui, je me sens d'humour à écrire un article sur des règles grammaticales. C'est un sujet tellement passionnant :D . Les règles de français peuvent se montrer parfois relativement complexes et c'est ce qui en fait sa richesse. Ainsi, on fait souvent tous des fautes. C'est normal car on ne se relit pas, par mégarde ou bien car on s'en moque et ne veut pas se prendre la tête avec ça. Donc, oui, je fais des fautes, vous en trouverez ça et là et peut-être même sur cet article mais ça ne m'empêche pas de connaître et de partager les règles grammaticales de notre belle langue.

Le sujet d'aujourd'hui est d'apparence simple mais a beaucoup de subtilités. On va parler de l'accord avec des couleurs lorsque ces derniers sont adjectifs et suivent donc un nom. Alors commençons par le cas général et par défaut. Sachez qu'il n'y a pas de pièges, par défaut, les couleurs s'accordent en genre et en nombre. Ainsi, on dit bien :

Je n'ai que des chemises blanches à me mettre.

Ici, la couleur "blanc" s'accorde en genre et en nombre. C'est féminin pluriel donc blanche. Jusque là, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Cependant, toute règle a ses exceptions, comme vous le savez. Ici, c'est le cas simple, on a une couleur abstraite seule. Qu'entends-je par abstraite? C'est que la couleur ne vient pas d'un objet réel. Des objets portent cette couleur mais cette couleur n'est pas issue d'un objet. Par exemple, bleu est abstrait. Il n'y a pas un objet "bleu". Par contre, la couleur orange nous vient du fruit, "l'Orange", la couleur ébène nous vient du bois éponyme, la couleur saphir nous vient de la pierre du même nom ou encore les marrons nous viennent des marrons (vive les marrons chauds). Or quand une couleur vient d'un objet réel, alors cette dernière devient invariable. Ainsi, on dira:

J'ai posté de grosses enveloppes marron.
Ces cravates moutarde sont d'un goût plus que douteux.
Ses chaussettes saumon doivent être rangées.

Sauf que... (hé oui, fallait s'y attendre :diable: ), il y a également des exceptions à cette exception. C'est-à-dire que des couleurs venant d'objets réels ont quand même décidées de s'accorder en genre et en nombre malgré tout. Ceux-ci sont en nombre réduit heureusement et sont : écarlate, fauve, incarnat, mauve, pourpre et rose. Ainsi, on écrira:

Avec ce froid, j'ai les joues toutes écarlates.
Regarde tous ces ballons roses.

Bien, on a vu la règle sur l'abstraction des couleurs. La règle générale s'applique aussi sur les couleurs "seules". Donc on peut facilement en déduire que sur les compositions de couleurs, c'est différent. Et c'est véridique. Ainsi lorsqu'on a une couleur avec un complément sur sa teinte ou sur une autre couleur ou tout autre nom et complément en fait, celle-ci devient invariable. Ainsi, on écrira:

Ce ciel gris foncé m'invite à prendre mon parapluie.
Ces nappes vert pomme iraient parfaitement sur la table de dehors.
La pièce avait des teintes jaune d'or incroyable.

Mention spéciale pour l'association de couleurs qui enclenche ainsi l'apparition d'un tiret entre les deux. Ils restent tout fait invariable conformément à la règle ci-avant. Ainsi, on écrira:

Cette pierre bleu-vert me fait penser à un topaze.

Bon ça va. Mais là, c'est quand elles sont accolées. Quid si je rajoute une conjonction de coordination comme "et"? Eh bien dans ce cas là, ça depend de ce qu'on veut dire. Si l'objet a deux couleurs simultanément sur lui alors c'est invariable. Ainsi, on écrira:

Les t-shirts rayés bleu et noir sont dans le tiroir.

Ici, les t-shirts portent les deux couleurs, et j'ai insisté exprès par l'ajout du rayé. Donc comme c'est bicolore, c'est invariable. Si, par contre, vous voulez qu'il y a des objets entièrement d'une couleur et d'autres entièrement d'une autres alors on accorde. Ainsi, on écrira:

Les maillots rouges et verts s'affrontent dans le stade.

Ici, on a des maillots tous verts et d'autres tous rouges et je le sais car j'ai accordé. Attention toutefois car on accorde conformément aux règles précédentes. Donc je dois écrire :

Des boites orange et rouges trainent sur l'étagère.

Ici, j'accorde donc c'est des boites toutes orange et toutes rouges mais orange ne s'accorde pas comme on l'a vu précédemment. Et si j'avais mis "des boites orange et acajou", est-ce bicolor ou c'est des boites de couleurs unis mais donc les noms de couleurs ne s'accordent pas? Eh bien, on ne peut pas le déterminer avec juste ça. C'est les limites du système.

Voilà, j'espère que ça vous a permis d'y voir plus clair dans l'accord des couleurs.