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Les articles de la catégorie : Politique

Que commémore-t-on le 14 Juillet ?

Chaque 14 juillet, on fait des célébrations avec défilé militaire et feu d'artifice. Mais pourquoi cette date a été choisi comme fête nationale ? Quel événement majeur dans l'Histoire de France justifie que le 14 juillet devienne notre fête nationale ? Facile, me direz-vous, la prise de la Bastille de 1789... Eh bien, pas tout à fait. C'est un peu plus complexe que cela et je vous propose de voir ça plus en détail dans cette vidéo.

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À quoi servent les armées françaises ?

Suite à un échange avec un ami, ce dernier me demande quel était la finalité de l'armée si ce n'est notre propre intérêt. De même, il m'arrive d'entendre que la Défense coûte cher et que l'argent serait mieux investi ailleurs. Je décide alors de répondre en vidéo à cette grande question : à quoi servent les armées françaises.

Eh non, l'armée, ce n'est pas juste des soldats qui vont en guerre, c'est bien plus que cela et je vous propose justement de le découvrir dans cette vidéo.

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Prélèvement à la source : la note qui affole le gouvernement

Article du Parisien

J'aimerai revenir sur l'article du Parisien qui révèle une note assez effrayante sur le prélèvement à la source. Il y a eu une phase de test et le résultat en est, ma foi, assez chaotique et erratique. Que l'on soit pour ou contre le prélèvement à la source, nous ne sommes visiblement pas prêt à le mettre en place et je me réjouis que le président et le premier ministre se pose des questions.

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"L'Afrique a gagné la Coupe du Monde"

Suite à notre victoire, une polémique a été lancé par le président du Venezuela et qui a été reprise ensuite par plusieurs sur les réseaux sociaux et par un humoriste américain. Cette polémique porte sur les origines des joueurs de l'équipe de France et ils arrivent à la conclusion que l'Afrique a gagné la Coupe du Monde.

Je ne pouvais rester de glace face à ces propos racistes. Nos joueurs ont tous la nationalité français sinon ils ne pourraient jouer en équipe de France. La France est un beau pays avec beaucoup d'aménités, ainsi, forcément, elle attire. Des gens du monde entier viennent à elle et nous donne en retour. L'Histoire de la France est jonché de personnes étrangers qui l'ont marqué dans son évolution, son développement. Illustre ou inconnu, la France a toujours vécu avec des personnes d'origine étrangère. La seule chose qu'on demande en retour est qu'ils s'intègrent correctement et qu'on soit en mesure de les accueillir décemment. C'est tout. Donc non ! Ceux qui ont gagnés la Coupe du Monde, ce sont les joueurs français, c'est donc bien la France qui l'a remporté.

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Les commissions d'enquête

Si l'affaire Benalla a mis en exergue quelque chose, c'est bien la capacité des parlementaires à se constituer en commissions d'enquête et de pouvoir mener ses propres investigations et auditions.

Mais qu'est-ce concrètement qu'une commission d'enquête ? Quelles sont ses pouvoirs mais aussi ses limites ? Quid de la séparation des pouvoirs avec le pouvoir judiciaire ? Tant de questions que je vais m'efforcer de répondre dans cette vidéo.

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Les politiques sont-ils tous cupides ?

Pour cette première vidéo politique, je voulais battre en brèche une idée reçue qui voudrait que tous les politiques ou en tout cas une large majorité seraient attirés dans cette activité par appât du gain. Or ceci est complètement incorrect.

On peut discuter du salaire des sénateurs, des députés, des ministres et autres politiques nationaux mais la très très large majorité (98%) des politiques sont en réalité des élus municipaux. Or dans les villes de moins de 100 000 habitants, il n'y a aucune indemnisation de prévu pour eux. Cela concerne-t-il beaucoup de monde ? Oui, 96% des élus municipaux le sont dans des villes de moins de 100 000 habitants. Cette large majorité ne le fait donc pas par cupidité tant on ne gagne rien mais vraiment par abnégation, sens du devoir, envie de participer à la vie de la cité et pour le bien commun.

Pour avoir une vision des revenus des élus locaux, cliquez ici.

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Le vote utile

2002, la France se prépare à voter pour la présidentielle d'avril. Après 5 ans de cohabitation, le président sortant, Jacques Chirac, officiellement investi par le RPR, et le premier ministre sortant, Lionel Jospin, officiellement investi par le PS, sont donnés comme favoris. Comme je l'ai déjà expliqué dans un précédent article dénonçant les dérives de notre système électoral, ce dernier favorise le bipartisme. Ainsi, tout le monde s'attend à un duel au sommet entre Jospin et Chirac. La presse se faisait écho du duel de titan à venir et tout deux menèrent une grande campagne. Je me souviens d'un journaliste qui proposait à Jospin différent scénarios et un d'eux était "et si vous n'étiez pas au second tour", ce à quoi Jospin avait répondu qu'il avait beaucoup d'imagination mais que cette dernière a quand même ses limites. Il était persuadé d'être qualifié au moins au second tour.

Et c'est compréhensible, il a le système avec lui. Ce dernier favorise le bipartisme car en votant pour un parti tiers (dont on peut être plus proche) mais qui est plus petit, on pénalise le plus grand candidat proche de nos valeurs et principes. Notre voix, bien qu'importante pour ce petit candidat, est "perdue" dans le sens où elle n'est valable qu'exclusivement pour ce petit candidat qui n'a, en théorie, aucune chance d'être élu. Elle se fait alors au détriment du "grand" candidat le plus près de notre tendance politique et favorise ainsi le camps opposé quel qu'il soit. De là est né le principe de vote utile. On est incité à ne plus voter pour le candidat qui nous est, dans l'absolu, le plus proche mais le grand candidat de la tendance qui nous est la plus proche. Qu'on soit clair, ceci est un fléau anti-démocratique. Je le dénonce mais pour l'heure, le système électoral est ainsi fait. Alors on a le second tour pour reporter nos voix sur les "grands" mais encore faut-il que ces derniers soient qualifiés. Or, contrairement aux législatives où au dessus d'un certain pourcentage, on est qualifié au second tour, donnant ainsi des seconds tours à trois voire quatre candidats, les présidentielles ne prennent que les deux meilleurs, point. Le vote utile est alors encore plus impératif.

Sauf qu'en 2002, les gens n'ont plus voté utile. Cela peut s'expliquer par plusieurs choses (une élection étant toujours complexe). Tout d'abord, la campagne médiatique pro-jospin qui le plaçait en grand vainqueur. En conséquence, certaines personnes se sont dit "je peux me permettre pour une fois de voter pour mes réelles convictions car de toute façon, il sera qualifié, ce n'est pas ma voix qui va changer quoi que ce soit" (sauf que si tout le monde se dit ça...). En outre, Jospin avait un programme assez proche de Chirac et on lui reprochait de ne pas avoir un programme assez socialiste. Ainsi des gens de gauches ont préféré voter pour d'autres candidats plus à gauche. Ainsi, en 2002, les "petits partis" ont eu de bons résultats comme Arlette Laguiller de "Lutte Ouvrière" avec 5.72%, Noël Mamère de "Les verts" avec 5,25 %, Olivier Besancenot de la "Ligue communiste révolutionnaire" avec 4,25 % ou encore Robert Hue du "Parti communiste" avec 3,37 % et pour le lol, Christiane Taubira du "Parti radical de gauche" avec 2,32 %. Sauf qu'à coup de 4/5% par ci par là, ils réduisent le pourcentage restant. La droite relativement unie derrière Chirac eu 19,88 % des voix et l'extrême droite est toujours unie derrière la figure de Jean-Marie Lepen avec 16,86 %. Finalement, avec l'éparpillement des voix de gauche, Lionel Jospin ne remporte que 16,18 %. Et c'est ainsi que le favori fut finalement écarté dès le premier tour de la fonction suprême. Au final, le fait qu'on le déclare favori l'a plus défavorisé qu'autre chose. Et c'est ainsi que le peuple de gauche a dû se résoudre à choisir entre Lepen et Chirac (ou ne pas voter ou voter blanc mais qui sont, à ce jour, sans incidence). Jospin n'a pas su mobiliser derrière sa candidature, il n'a en réalité pas su appeler les gens à voter utile. Alors évidemment, on ne le dit pas, on ne dit pas au gens "voter utile" car ça fait mauvais genre. On préfère diaboliser le camps opposé tel que "voter pour moi ou vous aurez un tel ou un tel après". Mais ne nous leurrons pas, on demande à voter utile. Tout simplement car sans ça, de grands partis peuvent s'écrouler (face à un autre grand parti opposé et jamais en faveur d'un petit parti de notre bord car sinon ça aurait pu être cool).

Marquez par cet événement inattendu, les partis se sont alors organisés pour endiguer cette situation. La réponse trouvée fut d'organiser des primaires en amont de l'élection officielle. L'idée est de réduire ainsi les candidatures divergentes mais proches en faisant une pré-sélection en interne afin de présenter un candidat porté par une tendance politique unie! Hélas, on n'est pas doué à ce jour. On l'a vu lors de la primaire socialiste de 2012, lors de la présidence de l'UMP, lors de la primaire socialiste et de droite de 2017. Lors des campagnes pour les primaires, on se met tellement sur la gueule qu'au final, il est relativement compliqué de nous rabibocher après. Alors on peut se mettre en mode "suiveur" car on a perdu mais on n'est pas aussi impliqué et uni que cela. Et au final, je juge que les primaires font plus de mal à notre famille politique que si c'était nommé. Ok, on sera frustré si notre poulain n'est pas choisi et on gueulera contre le président du parti et les instances dirigeante et d'investiture mais au moins, il n'y a pas cette campagne de guerre, de dénigrement, etc. Donc pour moi, les primaires, bien que créées en réponse au vote utile et à l'éparpillement des voix, ne sont absolument pas la solution.

Bien qu'une infamie, aujourd'hui, je ne peux qu'appeler à voter utile pour les élections de 2017. Je sais que Fillon a de nombreuses casseroles mais je ne vote pas pour un saint, je vote pour un programme. Et celui de François Fillon est celui qui me correspond le plus. Je peux être déçu par l'homme, mais il est hors de question pour moi d'aller me rabattre sur des petits partis comme Debout la France. J'ai toute la sympathie du monde pour Nicolas Dupont-Aignan mais voter pour lui, c'est retirer une voix à Fillon. Or le duel sera très serré pour le second tour et je ne veux pas pénaliser ma tendance politique. Me retrouver avec un duel Marine Lepen - Jean-Luc Mélenchon ou Marine Lepen - Emmanuelle Macron, très peu pour moi! Si la France continue encore 5 ans dans ces dérives, on ne s'en relèvera pas. Il faut des reformes profondes. Si vous avez des valeurs de droite, ne vous abstenez pas, ne votez pas pour un petit parti, votez pour le seul qui a les capacités d'être élu et qui est de votre bord. C'est le seul moyen pour que votre tendance politique soit représentée au second tour. C'est triste...mais le système est ainsi fait.

À quoi sert le Sénat ?

Souvent décrié, l'utilité du Sénat revient régulièrement sur la scène politique. Il coûte cher, il n'y a que des vieux, il est lent et ralentit la promulgation des lois, ce n'est qu'un doublon de l'Assemblée Nationale.

Pensez-vous que lorsqu'on a fondé la république, on a décidé de couper le pouvoir législatif en deux chambres sans raison ? Le bicamérisme apporte plusieurs bienfaits et permet de sortir des lois plus travaillés, précises et complètes. En outre, l'Assemblée Nationale et le Sénat ne représente pas les mêmes entités. L'AN représente le peuple tandis que le Sénat représente les collectivités locales.

Je vous propose donc de voir plus en détail à quoi sert le Sénat dans cette vidéo.

Bon visionnage à tous.

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Un membre du gouvernement doit-il être connu ?

Suite au sondage de l'Ifop, réalisé pour le Journal du Dimanche, on a pu voir que certains ministres et secrétaires d'État n'étaient pas du tout connu du grand public. Et du coup, la grande question que je me pose est : "et alors?".

Ils ne sont peut-être pas médiatique ni célèbre mais un membre du gouvernement n'a pas vocation à l'être, il a vocation à mener une politique dans le secteur dont il a la charge. L'absence médiatique n'enlève rien à la valeur de la personne, à son travail et à ce qu'il a apporté.

En outre, cela est loin d'être nouveau, il y a toujours des ministres importants et connus puis d'autres plus réduit à leur domaine. Donc ce genre d'articles qui pointent du doigt comme si c'était une mauvaise chose, cela m'attriste. On peut reprocher des choses au gouvernement, je lui en reproche bien, mais ce genre d'arguments est juste de mauvaises fois.

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Les vraies aides de la Presse

Je confesse ne pas pouvoir m’empêcher de sourire lorsque je vois des médias crier haro sur la SNCF et ses cheminots assimilés à des privilégiés. Quand on critique les acquis sociaux des copains, il serait bon de balayer devant sa porte en amont. Car quitte à mettre les avantages sur la table et lancer le débat sur ceux-ci, je vous propose de passer en revu les privilèges de la presse française. Car bien qu’il faille soutenir la liberté de l’information, on est quand même en droit de s’interroger sur certaines mansuétudes fiscales et aides offertes par l’État à des organismes de presse sans nul autre contrepartie que faire leur travail.

Tout d’abord, on a l’aide directe, c’est-à-dire, l’enveloppe qu’accorde le ministère de la culture et de la communication aux organismes de presses via le Fond Stratégique pour le Développement de la Presse ainsi que les Aides à la Diffusion et les Aides concourant au Maintien du Pluralisme. Voici quelques chiffres sur les journaux dépassant le million d’aide d’État. Ces chiffres, venant du Ministère de la Culture et de la Communication, datent de 2015 et bien que cela ait pu bouger depuis, cela vous donne quand même un ordre d’idée :

7 770 562 € pour AUJOURD'HUI EN FRANCE
6 499 414 € pour LIBERATION
6 456 112 € pour LE FIGARO / lefigaro.fr
5 438 216 € pour LE MONDE / lemonde.fr
4 405 474 € pour LA CROIX / la-croix.com
4 094 071 € pour OUEST FRANCE
3 590 875 € pour L'HUMANITE
1 656 519 € pour LA DEPECHE DU MIDI
1 643 837 € pour LES ECHOS / lesechos.fr
1 609 400 € pour LE PROGRES / LES DEPECHES EDITION DU JURA / LA TRIBUNE
1 572 941 € pour LE PARISIEN
1 485 067 € pour L'EQUIPE
1 341 811 € pour PRESSE OCEAN
1 195 057 € pour LE DAUPHINE LIBERE
1 193 079 € pour L'EST REPUBLICAIN
1 190 406 € pour LE JOURNAL DE LA HAUTE MARNE
1 149 031 € pour LE JOURNAL DU DIMANCHE
1 139 971 € pour SUD OUEST
1 030 775 € pour LA VOIX DU NORD
1 000 805 € pour LA REPUBLIQUE DES PYRENEES


Cela représente quand même de belles sommes, n’est-ce pas ? Au total, cela représente environ 77 millions dépensés seulement pour l’année 2015. Et c’est souvent celles-ci qu’on dénonce en général. Pourtant, c’est loin, très loin d’être les seuls avantages de la presse. Intéressons-nous aux cadeaux fiscaux.

Déjà, l’État est sympa avec la Presse. Histoire de la rendre accessible à un maximum de personnes mais du coup également rendre les journaux plus « attractifs », ces derniers bénéficient d’une taxe sur la valeur ajoutée extrêmement basse. L’article 298 du Code Général des Impôts (CGI) fixe à 2.1% la TVA pour la presse métropolitaine et 1.05% pour les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion. On est d’accord, ce n’est pas de l’argent en plus qui vont à la presse. Néanmoins, c’est de l’argent en moins dans les caisses de l’État alors que ça contribue au rayonnement de l’activité économique des organismes de presses. Donc cela reste un beau cadeau.

Les organismes de presse font leurs affaires et sortent en fin d’année un bénéfice. Vous le savez surement, les bénéfices sont taxés par ce qu’on appelle la taxe sur les sociétés qui ponctionne historiquement 33% des bénéfices mais je note que les récentes mesures fiscales veulent réduire ce taux à 25% d’ici 2022 (ce qui est très bien, à mon avis). Cependant, dans le domaine de la presse, des déductions fiscales d’investissement (achat de mobiliers, matériels, bases de données, serveurs ou services d’hébergement) sont possibles dans la limite de 30% pour les investissements liés à la presse en ligne et 60% pour la presse quotidienne. Ceci est régi par l’article 39 bis A du CGI. Donc vous êtes de la presse, vous achetez du matériel pour votre activité, bah c’est déductible de vos impôts, merci l’État.

Vous le savez également, les dons pour les associations d’utilité public ou les fondations sont déductibles des impôts sur le revenu de 66% dans le limite de 20% de vos revenus. Un bon moyen de vous pousser à faire des dons et soutenir ainsi des associations œuvrant pour le bien commun. Hé bien, figurez-vous que cette règle s’applique également aux organismes de presse via les associations « J’aime l’info » et « Presse et Pluralisme ». C’est le point f bis de l’article 200 du CGI. Et ce n’est pas le seul cadeau pour les particuliers. Vous souhaitez entrer dans le capital d’un organisme de presse ? Une réduction d’impôts vous est offerte de 30% de votre investissement dans la limite de 1000 €/an par personne. Merci l’article 199 terdecies-0 C du CGI. Si avec ça, on ne vous invite pas à donner à la presse. Alors que bon, je ne vois pas pourquoi d’autres entreprises ne peuvent pas en profiter non plus.

Mais vous savez, dans « Presse », il n’y a pas que les entreprises de presse. Il y a aussi les personnes qui y travaillent, comme des journalistes, des rédacteurs, des photographes, des directeurs de journaux, des critiques dramatiques et musicaux. Et si je vous disais que ce petit monde avait le droit à un abattement fiscal à hauteur de 7 600€. Parce que…voilà, ils bossent dans des journaux donc faut les aider. C’est l’article 9 de l’arrêté du 20 décembre 2002. Je travaille dans l’ingénierie informatique, il n’y a pas un petit geste pour moi ? Non ? Et pourquoi eux, jute car ils travaillent pour la presse ? Cela ne serait quand même pas un privilège corporatiste :euh: ?!

En outre, « Presse » n’englobe pas que les entreprises de presses et leurs employés et free-lances mais aussi les distributeurs. Ainsi, pour soutenir les vendeurs de journaux qui font le sacrifice fou de vendre des journaux, on leur offre un régime dérogatoire des taux de cotisations de sécurité social. En somme les montants dans leurs cotisations sociales sont assis sur une assiette fiscale fixée à 4% par l’arrêté du 30 juillet 1996. Vous êtes un épicier, vous achetez des fruits à un producteur local, il n’y a pas de régime dérogatoire alors que vous nourrissez les Hommes, mais si vous achetez de la presse pour la vendre, là par contre, l’État vous aide…Ok…

Et dans les distributeurs, il n’y a pas que les vendeurs de journaux, allons. Il y a aussi La Poste. Après des mois de négociations, les organismes de Presse, le gouvernement et La Poste se sont mis d’accord sur un protocole d’accord pour mettre des tarifs préférentiels pour le transport de journaux de presse. Cela a abouti aux articles D18 à D27 du Code des Postes et des Communications Électroniques.

Oui mais Yann, tu nous parles, allez, d’un milliard d’euros, ce n’est rien face à la dette abyssale de la SNCF. Certes mais la dette de la SNCF est la résultant de plusieurs années. Or là, je parle aussi de cadeaux offerts chaque année. Donc depuis simplement ma naissance, même s’il n’y avait pas tout ça, l’État a quand même dû sacrément raquer. Et surtout, la SNCF appartient à l’État. Donc c’est normal qu’il investisse dedans et dans le pire des cas, le physique (locaux, gare, rail, train…), ça peut toujours se revendre donc ce n’est pas vraiment à fond perdu. C’est son bien. Là, on parle de milliards donnés à des entreprises privées, enrichissant les riches propriétaires privés juste pour diffuser de l’information publique… En tant que tel, je ne suis pas foncièrement contre soutenir la Presse. Mais par contre, faut pas jouer les hypocrites en criant aux privilèges indus de la SNCF.