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Transformer l'anxiété en succès

24 Mar

2018

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Écrit Par  Yann Bidon
 Avoir Comments  6

Transformer l'anxiété en succès

L'Homme est un être social. Si on reprend la pyramide des besoins de Maslow, on voit qu'après les besoins physiologiques et de sécurité se trouve le besoin d'appartenance, c'est-à-dire, de faire partir d'un groupe où ils peuvent s'identifier, interagir, discuter, être écouté, compris et aimé. Ces interactions sont loin d'être anodines, c'est un réel besoin. Une personne peut apprécier la solitude par moment mais il faut bien distinguer la solitude choisie et imposée. Vous allez me dire "il y a bien des ascètes religieux qui vont vivre seuls dans les montagnes". Il ne me semble pas avoir précisé que la compagnie doit être humaine. Il y a être vraiment seul et il y a s'imaginer être avec Dieu ou avec Wilson le ballon de volley. Ce n'est pas juste un délire cinématographique. Quand on est seul pendant de longues durées, on finira par s'inventer un ami imaginaire pour combler ce besoin. Une fois qu'on appartient à un groupe, Maslow nous parle alors du besoin d'acceptance, c'est-à-dire de se sentir utile, apprécié du groupe, reconnu et accepté pour ce qu'on fait, avoir de la reconnaissance.

Quel est le rapport de tout ceci avec le sujet de l'article ? Ces besoins sont cruciaux et du coup, cela amène à la peur de ne pas ou ne plus les avoir. Ainsi, lorsqu'on doit faire une action en public, lors d'une interaction avec autrui, on a toujours cette crainte de ne pas être à la hauteur, de décevoir, de ne pas satisfaire ou pire d'être rejeté, stigmatisé, moqué... Cela se manifeste par exemple par le trac avant de passer un examen, ou un discours devant une audience ou l'appréhension lorsque l'on doit annoncer quelque chose d'important à une personne tel que déclarer sa flamme, révéler un secret. Ces craintes sont légitimes car on espère tous réussir et satisfaire, ce qui amène inévitablement à la peur de l'échec. Cependant tant que ça reste modéré, c'est naturel et acceptable. Toutefois, cela peut apparaître sous une forme exacerbée qu'est l'anxiété, cet effroi qui nous paralyse, nous terrorise et peut littéralement nous rendre malade. Et là, c'est un réel problème car par la peur d'échouer, l'anxiété va nous empêcher de réellement réussir et d'exceller. Lors d'une discussion, on tremble, on ne trouve plus ses mots, on est très mal à l'aise et pourtant, on sait ce qu'on veut dire mais ça ruine notre performance et peut nous empêcher d'atteindre le résultat escompté. C'est la peur de tout perdre qui va nous empêcher d'être audacieux et prendre un risque qui pourrait s'avérer très gratifiant, c'est ne pas oser.

L'anxiété est un effroyable frein à notre progression et nous empêche de réaliser le besoin final de la pyramide de Maslow, le besoin de réalisation de soi. Traduction, il vaut mieux ne pas être anxieux... Ha, c'est si facile à dire mais on ne le maitrise pas vraiment. C'est inconsciemment que cela se joue. Pour autant, cela ne veut pas dire que vous ne pouvez rien y faire pour autant. Pire, il existe un moyen très simple qui ne vous changera pas drastiquement mais qui fait son petit effet, c'est ce qu'on appelle la requalification de son anxiété ou en anglais "anxiety reappraisal". Cette méthode ne vient pas de moi ni d'un coach bien-être mais réellement de la science. Le docteur Alison Wood Brooks de Harvard Business School a publié ses recherches sur le sujet "Get Excited: Reappraising Pre-Performance Anxiety as Excitement" au Journal of Experimental Psychology en 2014. Son idée est simple, quand on ressent du stress voire de l'anxiété, on va requalifier ce sentiment. Plutôt que se dire "je suis inquiet", on va se dire "je suis tout excité". L'excitation et l'anxiété ont des symptômes similaires, emballement émotionnel, accélération cardiaque, potentiellement des tremblements. Et ce n'est pas sans impact, ce n'est pas juste de la sémantique. Lors de ses recherches, Docteur Brooks a fait le test suivant, on invite 3 groupes de 113 personnes à une soirée karaoké pour chanter en public. On a le groupe de test / de référence, on a un groupe qui doit être stressé et on a le groupe qui doit se dire "je suis excité à l'idée de chanter". Les résultats confirment à 85% la thèse de Dr Brooks. Les personnes du groupe "je suis excité" ont été beaucoup plus à l'aise, ont pu davantage s'épanouir et ont réalisé une meilleure performance scénique et vocale que les anxieux. En outre, ce n'est pas la seule thèse sur le sujet, en 2010, le Docteur Jeremy Jamieson de l'Université de Rochester réalisa une expérience similaire mais cette fois sur un test de math et les résultats sont identiques, les gens qui requalifient leur anxiété en excitation réussissent mieux et réalisent de meilleurs performances.

Donc non, ce n'est pas du charlatanisme. Vous êtes capable de convertir votre anxiété en un moteur d'amélioration de vos performations en le requalifiant en excitation. Cela ne veut pas dire que vous réussirez à coup sûr, évidemment. Mais au moins, vous ne serez plus freiner par cela et ferez une performance bien meilleur et c'est déjà un plus considérable. Ne doutez plus de vous et brillez maintenant ;) , c'est tout le bien que je vous souhaite.

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Commentaires (6)

  • 1
  • miqueu06
    miqueu06

    20/05/2018 à 07h06

    Si ça peut aider quelqu’un , toujours bon à prendre .

    @ Anthony le troll : ferme la à tous jamais

  • Anthony
    Anthony

    24/03/2018 à 18h11

    lol

  • Antoine
    Antoine

    24/03/2018 à 18h10

    de la pure daube ...

  • Antoine
    Antoine

    24/03/2018 à 18h10

    de la pure daube ...

  • Antoine
    Antoine

    24/03/2018 à 18h06

    de la pure daube ...

  • Antoine
    Antoine

    24/03/2018 à 18h06

    de la pure daube ...