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Yann Bidon - Développeur web et d'applications

Le blog

18 Dec

2012

Écrit Par  Yann Bidon

Réalisation d'un slider en HTML/CSS/JS

Salut à toutes et salut à tous,

Aujourd'hui on va voir comment j'ai codé le slider de mes vidéos sur mon site web. Ce code est évidemment adaptable pour faire un slider de n'importe quoi. C'est fait avec du HTML, CSS, JS avec le framework JQuery

Bon visionnage ;)

<youtube>Vxrt5NWIhdI?rel=0&hd=1

09 Dec

2012

Écrit Par  Yann Bidon

Le mariage homosexuel

Je tiens tout d’abord à rappeler avec force que je n’ai absolument aucune animosité avec les homosexuels et les bisexuels. Sachez que je sais à quel point il est dur de trouver LA personne, celle qu’on aime de tout notre cœur et avec qui on se voit vivre éternellement. Je ne l’ai pas trouvé mais je continue de chercher. Alors quand, enfin, on l’a trouvé, il est normal de vivre cet amour que cela soit avec une personne de même sexe ou non. L’amour outrepasse cela et je le respecte totalement.

Le sujet de ma réflexion n’est pas là. La question qui fait actuellement débat dans notre société porte bel et bien sur le mariage et non sur une remise en cause du fait qu’une personne peut aimer une autre de même sexe. J’en connais des deux parties, j’ai écouté leurs arguments, certains plus idiots et bas que d’autres. Cela a nourri ma réflexion mais je souhaite, car je suis un être de raison, rester bien terre à terre et la vision que je vais évoquer ici risque évidemment d’en choquer certains, je vais désacraliser des choses et notamment le mariage civil, je vais répondre à des arguments qu’on me sort souvent mais je le ferais chaque fois en argumentant et sans jugement gratuit ou religieux.

Ma position et le point de vue que je vais défendre ici est : non au mariage pour les personnes de même sexe.

Et je vais commencer cette argumentation pour parler du mariage civil. J’entends les gens dire que c’est la consécration de leur amour. Bon, déjà, consécration est mal choisi car cela signifie dédié à Dieu, or nous ne sommes pas dans un mariage religieux mais purement civil, mais ceci est un point de vocabulaire peu pertinent. Là où le bât blesse est qu’on peut se marier sans aimer, le mariage n’a aucune obligation d’amour. J’ai parcouru tout le livre 1 et titre V du Code Civil, la partie sur le mariage, et il n’est fait nullement mention d’amour. Si demain, je prends ma pire ennemie et que je vais avec elle et que je demande à la mairie de nous marier, même si on se déteste, le maire ne peut s’y opposer si on le souhaite conjointement. Bon, après, c’est sadomasochiste mais voilà. Certes, en général, les gens s’aiment mutuellement (quand ce n’est pas un mariage blanc) mais il n’y a aucune obligation d’amour. Par contre, il y a une obligation de vivre en couple et comme le stipule l’article 212 du Code Civil : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance. ». L’exemple de ma pire ennemie était un peu grossier mais c’était pour choquer. Mais plus concrètement, si je décide de me marier avec une amie (et juste une amie) et que nous vivons ensemble, même si on ne s’aime pas, si on ne consomme pas le mariage…, on peut se marier.

Tout cela pour dire que le mariage civil, au final, n’est qu’une union administrative, nous donnant des droits et des devoirs mais on n’a pas une obligation d’amour. De ce fait, le mariage ne sacralise pas plus votre amour que le PACS. Je vous laisse critiquer mon pragmatisme et ma vision terre à terre du mariage, cependant, ce que je dis est avéré. Bien sûr, vous allez me dire qu’il y a, de la part de notre société, au-delà du texte juridique, une reconnaissance de l’amour. D’aucuns espèrent qu’en se mariant, ils pourraient étaler leur amour au grand jour, montrant qu’ils ne sont pas plus différent que nous, etc… Ne vivons pas dans une utopie, ce n’est pas une pauvre loi (encore moins une disant le mariage pour les homosexuelles) qui va changer les mentalités, cesser l’homophobie (qui est, de toute façon, déjà prohibé et cela ne l'a pas éradiqué) et faire évoluer les consciences. Ce n’est pas parce que vous aurez le droit de vous marier que la différence va s’effacer.

Han, Yann, qu’est-ce que tu nous fais là. Et l’égalité hein ? « Liberté, égalité et fraternité » n’est-elle pas notre devise ? Si, évidemment. Mais qu’est-ce que l’égalité, dites-moi ? L’égalité est quand on a deux situations identiques. Si je vous donne deux billets de 5€ ou dix pièces de 1€, c’est pareil, je vous donne 10€ au final. Et donc, l’égalité, côté relation humaine, car là c’était plus mathématique, c’est traiter de la même façon de choses similaires. Ainsi, si un homme et une femme souhaite se marier et qu’un autre couple avec des conditions semblables le souhaite également, je ne peux pas dire oui à l’un et non à l’autre. Car à situation semblable, même résultat. C’est ça l’égalité. Or, un homme et une femme et deux personnes de même sexe, ce n’est pas pareil. Vous pourrez dire ce que vous voudrez, ce n’est pas la même chose. Après, vous me rétorquerez l’égalité en droit. Vous savez, cela ne veut pas dire que tous les droits s’appliquent à tout le monde. Et heureusement, sinon, ça voudrait dire que les enfants pourraient travailler au même titre que les adultes en vertu du droit du travail. Non, ce qu’on a fait, c’est que les lois s’appliquent à un groupe donné et par contre, toutes les personnes de ce groupe sont égaux en droit. C’est ça l’égalité de droits. Que vous soyez riche ou pauvre, blanc ou noir, croyant ou non, homosexuel ou hétérosexuel, si vous faites partie des employés, alors vous aurez tous les droits et devoirs que prévoit la loi. Or, le mariage est l’union d’un homme et d’une femme. Les homosexuels ne font pas partie du groupe visé, la loi ne s’applique pas à eux, tout simplement. Après, il y a le PACS qui, lui, n’a pas cette contrainte et donc vous pouvez y aller. Mais n’allez pas clamer l’égalité pour ça, on a respecté l’égalité.

Après, l’argument du pauvre est « Qu’est-ce que cela peut vous faire ? On ne vous touche pas vous, on ne vous enlève rien. C’est simplement pour nous, c’est un droit pour nous, c’est privé. Alors occupez-vous de votre… ». Tout d’abord, si c’est si privé, pourquoi vouloir passer à tout prix devant le maire et faire une cérémonie publique ? Mais bon, je l’avoue, c’est un peu bas comme remarque donc remontons le débat. On ne vous touche pas vous, on ne vous enlève pas de droit… Personnellement enlever la notion de père et mère de la loi, ça me touche. C’est un changement fondamental de l’organisation structurelle de la famille et de notre société. Donc ne me dites pas que cela ne change rien, c’est faux.

On va tenter de m’avoir par les sentiments en disant qu’on doit s’occuper des familles avec des parents homosexuelles. En effet, il y a des familles homosexuelles qui pour x ou y raisons éduquent un ou plusieurs enfants et il faut renforcer les lois qui existent déjà pour mieux encadrer l’enfant (par exemple, à la mort du tuteur légal, que l’autre puisse le garder). Je suis totalement d’accord. Mais faut-il obligatoirement passer par le mariage ? Ce n’est pas la panacée. Déjà le mariage pour tous ne changera aucunement le problème des homosexuelles qui ne veulent pas se marier (car après tout, c’est une minorité de cette minorité qui veut se marier). Et donc si le couple veut avoir un enfant à eux deux, ils devront forcément se marier? C’est moyen.

Mais j’ai bien entendu qu’ils veulent plus de sécurité et d’harmonisation dans le couple homosexuel. Il est vrai que le PACS n’est pas comme le mariage. C’est une union civile au même titre mais les modalités contractuelles sont différentes. Il n’y a pas de belles cérémonies, on ne prend pas le nom de l’autre et plein d’autres choses. Je suis pour un rehaussement du PACS avec plus de droits et de devoirs et notamment l’encadrement plus fort pour les enfants avec des parents homosexuelles. Mais, je ne veux pas le mettre au niveau du mariage dont l’adhésion donnera la filiation et enlèverait la notion de père et mère de la loi.

Anthropologiquement, et ça, malgré tous les efforts que vous pouvez faire, cela ne pourra changer, du moins pour l’instant, un enfant a obligatoirement un père et une mère biologique. S’il perd ses repères par la mort de ses parents ou son abandon, quand il sera dans une famille adoptive, il pourra identifier sa mère adoptive comme mère et père adoptif comme père. Mais dans une famille homosexuelle, cette projection est plutôt difficile.

De plus, le père et la mère sont complémentaires, bien souvent la mère est plus le côté affectif et le père est plus l’activité (sport, jeu…) et l’autorité. C’est cliché, je sais, mais globalement, ils sont tout de même complémentaires. On me dit que les homosexuelles voient quand même des gens. Par exemple, les lesbiennes fréquentent aussi des hommes (heureusement) et que l’enfant aura donc tout de même une image masculine. Excusez-moi mais ce n’est pas pareil d’avoir un père qui vit avec nous, qui nous a vus grandir et qu’on identifie comme père et membre intégrante de la famille et un ami ou autre membre de la famille comme le grand-père qui ne sont pas tout le temps là.

Après, on va me sortir le cas des enfants qui ne sont pas mieux dans une famille hétérosexuelle où le mari s’engueule tout le temps avec sa femme, où ils sont tous malheureux… Alors qu’une famille gay heureuse pourrait très bien l’accueillir. Oui enfin, vous le dites vous-même, vous êtes comme les autres couples. Cela veut dire que vous vous aimez (comme au début, le couple hétéro s’entendait bien) puis le temps faisant son œuvre, la situation est devenu désastreuse (la situation citée plus haut). Bah, les couples homosexuelles ne seront pas exemptes de ces malheureuses dérives. Eux aussi peuvent s’aimer et former une belle famille au début puis finalement, cela tourne au drame. En outre, généralement, l’enfant est né des deux personnes, ils l’ont fait, on ne leur a pas donné. Donc les services de l’enfant n’ont pas pris un enfant et n’ont pas cherché à lui trouver la meilleure famille pour lui. Or c’est ce qu’il se passe durant l’adoption. Et on préfère la bonne famille hétérosexuelle qui a la complémentarité dont je parlais ci-dessus. Comme le disait très justement Isabel Santos Malsch, présidente régionale de Famille de France : « On ne donne pas à un couple un enfant, on donne à un enfant une famille ».

Mais passons, imaginons que la loi passe et ça y est, hourra, les homosexuelles peuvent adopter en France. Génial, au détail qu’on n’a pas assez d’orphelins et d’abandons (tant mieux, le monde n’est pas si dark) en France et qu’on passe par des organismes internationaux et européens. Et eux, ils se moquent de la loi française, ils suivent les règles internationales qui, elles, sont très loin d’accorder le droit d’adoption aux couples homosexuelles. Donc encore une fois, ne voyez pas le mariage comme la panacée, l’adoption en France ne vous donnera pas un enfant tout de suite.

Alors du coup, pour pallier ce problème, on s’est dit, on va mettre la PMA, procréation médicalement assistée. En somme, l’insémination artificielle. C’était une des finalités de la loi. Mais la mobilisation était si forte que nos politiques ont décidé d’y aller par pallier, un classique en politique. Jamais on n’acceptera le paquet, on va le couper en petit bout et on va les faire passer un par un dans le temps à petite dose. Donc on zappe la PMA et là on ne parle que du mariage. Mais allons, la PMA est toujours un sujet du débat.

La PMA si elle permet d’avoir aux lesbiennes un enfant porté par l’une d’elle, qu'en est-il des gays ? Alors on gueule pour l’égalité et on fait une situation si injuste ? Ha bah non, on fera les mères porteuses pour les gays, comme ça tout le monde est content.

ATTENTION ! Je ne dis pas que les homosexuelles veulent la PMA ou les mères porteuses. De toute façon, je pense que niveau éthique, réduire la femme à un utérus qu’on peut vendre tel une marchandise, cela ne passera pas. Mais certains industriels et politiques le sous-entendent à demi-mots. Le but est d’éviter la fuite financière vers l’Inde ou la Grèce, où la GPA (gestation par autrui) est légale. Ce qui représente une magne financière intéressante pour les laboratoires et producteurs d’appareils médicaux de pouvoir équiper la France en la matière et pour l’État d’éviter cette fuite d’argent.
Et l’on ouvrirait la voie pour aller jusque-là. L’adoption doit rester pour une famille homme-femme n’arrivant pas à avoir d’enfants. Et comme on ne dissocie pas la filiation et le mariage, pas de mariage.

Bon, je crois que je vais m’arrêter là. C’est déjà suffisamment long comme ça. Juste une chose que je souhaite balayer d’un revers de main vite fait. Aux incultes qui osent prendre l’exemple de la Grèce antique pour faire valoir l’homosexualité. Revoyez l’Histoire, les Grecs étaient une société extrêmement misogyne et méprisaient beaucoup les femmes qui étaient plus pour avoir une descendance qu’autres choses. Et c’est par mépris pour ses femmes que les hommes pensaient que les personnes dignes d’eux ne pouvaient être que des hommes. Et de plus, ce n’est pas l’homosexualité qui était acceptée mais la pédérastie, c’est-à-dire qu’un homme plus vieux ayant des relations avec un jeune homme (généralement c’est la relation maitre-disciple). Il n’y a qu’une trace de relation lesbienne, c’est sur l’île de Lesbos (qui donna lesbienne au passage) avec Sappho. Je ne crois pas que vous voulez cela. Donc cet argument, s’il vous plait, passez-le à la trappe.

Bref, voilà pourquoi je suis contre le mariage homosexuel. Pour moi, ils ont le PACS que l’on devrait renforcer, renforcer également les lois sur les familles homosexuelles ayant des enfants. Mais je dis non à la filiation et à ses dérives possibles ainsi qu’à la disparition de père et mère.

25 Nov

2012

Écrit Par  Yann Bidon

Le CDN

La consommation croissante en bande passante est un réel problème pour les fournisseurs d’accès Internet (Rappel sur ce qu'est la bande passante et le problème de sa consommation). Vu qu’il y a de plus en plus d’internautes et qu’il y a de gros services gourmands en ressources, la bande passante est devenue un budget non négligeable pour les FAI. Pour maintenir un service convenable, les FAI doivent investir et agrandir leurs tuyaux, cependant, cela est fort coûteux.

Des solutions ont déjà été envisagées comme la taxe Google qui consistait à faire payer les gros consommateurs de bandes passantes pour qu’ils participent à l’amélioration du réseau dans la saturation leur est imputée. Néanmoins, les grands noms de l’informatique ne se sont pas laissés faire et actuellement l’idée est au point mort. Du coup, une nouvelle alternative vient d’être faite par Orange et SFR, le CDN.

Le CDN, pour Content Delivery Network, consiste à dupliquer les informations d’un serveur sur d’autres serveurs un peu partout sur l’Internet. Le but n’est plus d’avoir un service centralisé mais un service plus proche de l’internaute qui consommera moins de bande passante.

Illustration tirée de Wikipédia:
image utilisateur

Prenons un exemple. Je veux accéder aux serveurs de Google. Il va falloir que j’aille sur ma box, puis sur le réseau de mon fournisseur, que je monte au hub de Paris, que je parte vers les US, que j’aille à Montain View et j’arrive enfin aux serveurs de Google. Là, le service est centralisé chez Google. Évidemment, ce n’est pas comme cela que ça se fait. Le CDN permet de dupliquer du contenu d’un service dans les différentes régions du monde et ainsi, on peut imaginer que Google à une duplication de ses serveurs en France. Ainsi l’utilisateur n’aura qu’à aller de sa box, sur le réseau de son opérateur et c’est bon. Ce qui consomme moins de bandes passantes car ma requête voyage moins. Par contre, on crée des serveurs doublons donc il y a plus de machines.

Mais cela est plus rentable d’acheter des machines pour faire doublons qu’agrandir le réseau. C’est la raison pour laquelle, Orange s’est allié avec Akamai, un leader dans le domaine du CDN, pour proposer aux éditeurs de services de dupliquer leurs services sur les serveurs du réseau Orange, le tout contre une compensation pécuniaire évidemment. L’avantage est d’offrir un service plus rapide pour les utilisateurs. En effet, si la requête voyage moins, le temps de réponse sera réduit et donc l’utilisateur aura plus vite ce qu’il souhaite. Pour des services comme YouTube, cela pourrait être bien pratique. Cela commencera par la France tout d’abord puis cela évoluera à l’international. SFR va proposer également son CDN maison mais uniquement pour la France pour le moment.

Malgré tout, cela pose certains problèmes. Cela peut-être une alternative temporaire mais il ne faut pas que cela devienne une excuse pour les fournisseurs d’accès pour ne plus investir dans leur réseau. En ce qui concerne la neutralité du net, cela ne l’ampute pas. En effet, il n’y a pas de discrimination de contenu, du destinateur ou autres théoriquement, cela est juste une copie plus près de l’utilisateur.

Ce qui est réellement le plus à craindre est les abus que cela pourrait amener à concentrer les fournisseurs, les opérateurs de transits et maintenant les duplicateurs de contenu. On a déjà vu le problème entre fournisseurs et opérateurs de transits lorsqu’OpenTransit d’Orange a été accusé de brider Cogent, l’opérateur de transit de MégaUpload. Ou encore plus récemment, Free qui bride YouTube. C’est la porte ouverte au conflit d’intérêt et a un moyen de pression supplémentaire sur les éditeurs de services.

Cependant, le CDN reste dans l’immédiat une bonne chose et j’espère que cela va permettre d’améliorer la rapidité du net et la qualité de service.

06 Oct

2012

Écrit Par  Yann Bidon

La v2 est là

Mesdames et messieurs,

Comme vous avez pû le constater, la v2 du site est finalement sortie. On peut y voir un nouveau design. Force est de constater que le précédent ne plaisait guère. J'espère que celui là vous ravira plus.

En outre cette modification graphique, il y a également une recentration du site. Le site est là pour que je puisse y mettre mes vidéos et différents articles et news. Pour le moment, il n'y a pas besoin d'un forum, tout un système d'utilisateurs avec inscription et autres. Ce site n'a plus vraiment la vocation d'être communautaire mais plus un espace d'expression pour moi et une vitrine pour de potentielles entreprises.

Évidemment, je ne suis pas un dictateur qui vous coupe tous moyens d'expression. C'est même plutôt l'inverse. Il y a toujours les commentaires des news qui est, cette fois, totalement libre. Plus besoin d'être membre, n'importe qui peut s'exprimer. Cependant, si je vois qu'il y a trop de débordements, peut-être reviendrai-je sur un système plus contrôlé. A contrario, si tout se passe bien, je l'étendrai aux articles.

De surcroit, je vous invite également à venir sur ma page facebook où je partage plein d'actualités, articles, énigmes, réflexions qui ne sont pas assez fournis pour faire un article sur mon site.

Bref, j'espère de tout coeur que vous allez aimer cette version. Et même s'il n'y a plus de forum ou chat, sachez que je reste toujours joignable et que je serais ravi de vous connaitre. Bonne journée à vous et bonne visite.

Yann Bidon

11 Sep

2012

Écrit Par  Yann Bidon

Les routeurs

Salut à toutes et à tous,

Dans cette nouvelle vidéo de "Comprendre comment marche Internet", nous allons voir le principe de cet élément essentiel, le routeur. Sans lui, le réseau mondial Internet n'existerait pas. C'est donc une machine primordiale. Mais quel est son rôle concrètement? La réponse dans cette vidéo.

Bon visionnage ;)

<youtube>Fsx77JGSsbU?rel=0&hd=1

16 Dec

2012

Écrit Par  Yann Bidon

Aller plus loin avec les intégrales

Vous venez de finir votre terminale scientifique et vous voulez aller plus loin avec les intégrales que ce que vous avez vu jusqu'à lors. Ou vous êtes tout simplement un fan de mathématique qui souhaite découvrir d'autres manières de résoudre des intégrales.
Je vous souhaite la bienvenue dans cet article qui a justement pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des éléments passionnants sur les intégrales.

Attention néanmoins! Je considère qu'actuellement vous connaissez ce qu'est une intégrale, comment en résoudre une et que vous connaissez vos primitives. Le but de ce tutoriel n'est pas de vous apprendre cela. Si ce n'est pas le cas, je vous conseille de potasser un petit peu les cours sur les intégrales puis de revenir.

Une intégrale, une aire?


Bien, avant de commencer, il serait bon de savoir de quoi on parle, n'est-ce pas?

On a du vous dire que l'intégrale d'une fonction positive sur les bornes de l'intégrale était l'aire comprise entre la courbe représentative de la fonction, l'axe des abscisses et deux droites de type [math]x= c , c\in \mathbb{R}[/math].
À l'inverse, l'intégrale d'une fonction négative sur les bornes de l'intégrale était l'opposé de l'aire comprise entre la courbe représentative de la fonction, l'axe des abscisses et deux droites de type [math]x= c , c\in \mathbb{R}[/math].

Autrement dit: [math]\int_{-\frac{\pi}{3}}^{\frac{\pi}{2}} {4cos(x) dx}[/math] est l'aire comprise entre la courbe de la fonction 4cos(x), l'axe des abscisses et les droites [math]x=-\frac{\pi}{3}[/math] et [math]x=\frac{\pi}{2}[/math] car 4cos(x) est positif sur [math][-\frac{\pi}{3};\frac{\pi}{2}][/math]
Ce qui nous donne graphiquement l'aire coloriée en bleu:
image utilisateur

Si tout le monde est d'accord, on peut continuer. On a dû vous apprendre également qu'une intégrale d'une fonction est la différence entre deux primitives de cette même fonction. C'est-à-dire, soit f, une fonction quelconque, et F, une des primitives de f, alors:
[math]\int_{a}^{b} {f(x)} = F(b) - F(a)[/math]

Alors voilà ma grande question, en quoi une différence de primitives définit-elle une aire?

Pour comprendre, je vous invite à voir ce schémas (c'est un schémas, on ne cherche pas la qualité artistique :-° ):
image utilisateur
Bon je vais l'expliquer un peu. On a une fonction f. On a également une fonction A(x) qui calcule l'aire qu'il y a entre la courbe représentative de la fonction f, l'axe des abscisses, la droite d'équation x=a et une autre borne (comprit entre a et b) qui est d'abscisse x. Ainsi l'aire hachurée en rouge est A(x), l'aire au fond bleu est A(x+h) avec h, un réel quelconque et l'aire hachurée en vert, c'est A(x+h)-A(x).

Attend! Ton aire hachurée en vert dépasse, elle forme un rectangle dont un bout est au dessus de la courbe de la fonction.

Je sais et c'est fait exprès. Le fait est que plus h est petit, plus on se rapproche de l'aire réelle de A(x+h)-A(x).
Donc pour le moment, posons cette approximation, A(x+h) - A(x) est l'aire hachurée en vert. Tient mais comme tu l'as fait remarquer, c'est un rectangle. Or nous savons calculer l'aire d'un rectangle. Pour ceux qui ont oublié, l'aire d'un rectangle, c'est longueur x largeur. Ici, la largeur est de h (puisqu'on a décalé de h) et la longueur, c'est quoi? Comme vous le voyez sur le schéma, c'est f(x).
Donc [math]A(x+h) - A(x) \simeq h \times f(x)\Rightarrow \frac{A(x+h) - A(x)}{h} \simeq f(x)[/math]
Comme je le rappelle, plus h est petit, plus on se rapproche de l'aire réelle de A(x+h) - A(x).
Donc [math]\lim_{h \to 0} \frac{A(x+h) - A(x)}{h} = \lim_{h \to 0}f(x)[/math]. Or f ne dépend pas de h donc [math]\lim_{h \to 0}f(x) = f(x)[/math]. Ainsi [math]\lim_{h \to 0} \frac{A(x+h) - A(x)}{h} = f(x)[/math]

Mais là, vous devez remarquer quelque chose...non? À propos d'une dérivée? Et oui, rappelez-vous que [math]\lim_{h \to 0} \frac{A(x+h) - A(x)}{h} = A'(x)[/math]. On obtient donc [math]A'(x) = f(x)[/math]. Ainsi la fonction A serait une primitive de la fonction f.

Maintenant posons F comme une autre primitive de la fonction f. Alors [math]F'(x) = A'(x) = f(x)[/math]. De cela, on est déduit que [math]F'(x) - A'(x) = 0 \Rightarrow (F-A)'(x) = 0 \Rightarrow (F-A)(x) = c , c\in \mathbb{R} \Rightarrow F(x) - A(x) = c[/math]
Or c est une constante, cela signifie que cela vaut pour tout x. Par conséquent c'est valable pour x = a. Donc [math]F(a) - A(a) = c[/math]. Mais A(a) est l'aire qu'il y a entre la courbe de fonction f, l'axe des abscisses et la droite d'équation a et la droite d'équation a... mais l'aire est nulle. Donc A(a) est nulle. On obtient donc [math]F(a) = c[/math]. Tient, mais on l'a trouvé notre constante. Reprenons notre équation: [math]F(x) - A(x) = F(a)[/math].
Et si on prenait désormais x = b. Cela voudrait dire [math]F(b) - A(b) = F(a)\Rightarrow A(b) = F(b) - F(a)[/math].
A(b) est l'aire comprise entre la courbe de f, l'axe des abscisses et la droite d'équation a et la droite d'équation b. Mais c'est l'intégrale de a à b cela.

De cela, on en déduit que [math]\int_{a}^{b} {f(x)dx} = F(b) - F(a)[/math].
Voici comment on explique que la différence de deux primitives soit égale à une aire (ou à son opposé).

Intégration et parité


On a vu qu'on pouvait faire intervenir la fonction arctan, fonction paire, dans des intégrales. Je vous propose donc de nous intéresser à la résolution d'intégrale avec des fonctions paires ou impaires.

En réalité, cette partie va plus être de l'observation et de la logique qu'un raisonnement mathématique pur et dur. Regardons donc la courbe de notre fonction [math]f(x) = 4cos(x)[/math] qui est paire puisque [math]f(-x) = 4cos(-x) = 4cos(x) = f(x)[/math] et son ensemble de définition est centré en 0.

image utilisateur
Là, on cherche une nouvelle expression égale à [math]\int_{-\frac{\pi}{2}}^{\frac{\pi}{2}} {4cos(x)dx}[/math]. Regardons, l'aire de la zone bleu, on est assez d'accord sur le fait que la zone bleu est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées.
De ce fait, [math]\int_{-\frac{\pi}{2}}^{\frac{\pi}{2}} {4cos(x)dx} = 2\int_{0}^{\frac{\pi}{2}} {4cos(x)dx}[/math]. Et cela marche pour toutes les fonctions paires à condition que leurs bornes soient symétriques par rapport à 0.

On peut donc généraliser. Pour f, fonction paire, on a [math]\int_{-a}^{a} {f(x)dx} = 2\int_{0}^{a} {f(x)dx}[/math]

Intéressons nous maintenant aux fonctions impaires. Vous allez voir, c'est beaucoup plus rapide. Prenons comme exemple [math]f(x) = 4sin(x)[/math],fonction impaire, car [math]f(-x) = 4sin(-x) = -4sin(x) = -f(x)[/math] et l'ensemble de définition de f est centré en 0. Observons sa courbe représentative est ci-dessous:
image utilisateur

Sur des bornes symétriques par rapport à 0, on est d'accord que l'aire de la zone bleu qui est sous l'axe des abscisses est égal à l'aire de la zone bleu qui est au dessus de l'axe des abscisses. Or l'aire de la zone bleu est justement sous l'axe des abscisses donc c'est l'opposé de l'intégrale de la même zone bleu mais au dessus de l'axe des abscisses. Les deux s'annulent donc. Ainsi [math]\int_{-\pi}^{\pi} {4sin(x)dx} = 0[/math]

On peut généraliser en disant que pour f, fonction impaire, [math]\int_{-a}^{a} {f(x)dx} = 0[/math]

Voilà, c'est tout pour cette partie. Il n'y a pas grand chose à dire mais cela peut vous éviter de faire des calculs très compliqués du style intégration par partie ou par changement de variable.


Intégration par changement de variable



Il y a certaines intégrales un peu compliquées à résoudre. Pour cela vous avez du voir des techniques telles que l'intégration par partie que je considère comme acquise. Je vous propose de résoudre l'intégrale suivante :
[math]I = \int_{1}^{4} {\frac{1}{1+\sqrt{t}}dt}[/math]
Avec les méthodes actuelles, cela risque d'être compliqué. Pour cela, je vais vous apprendre une nouvelle méthode de résolution, que l'on appelle l'intégration par changement de variable.
Le principe est simple, on change notre variable t par une autre variable afin d'obtenir une forme qui nous arrange plus (comprendre par là, dont on est capable de trouver une primitive). Posons ici: [math]x = \sqrt{t}[/math]. Cela revient à dire que x est le résultat d'une fonction f de paramètre t. Je peux donc mettre [math]x = f(t) = \sqrt{t}[/math]

Super alors maintenant on change notre variable t par notre variable x et on résout.
Désolé mais non! Cela serait trop facile. En effet, un élément dont vous vous êtes surement jamais soucié jusqu'à maintenant entre en ligne de compte. C'est le fameux dt, car effectivement, dt n'est pas toujours égal à dx. Mais comment trouver dt en fonction de dx,alors?
Pour cela, intéressons nous à la dérivé de f(t),c'est-à-dire f'(t). Il y a une autre notation pour exprimer la dérivé d'une variable x par rapport à une autre variable t, une notation plus utilisée en Physique qu'en Mathématique, c'est [math]\frac{dx}{dt}[/math]. Donc [math]\frac{dx}{dt}[/math] est la dérivée de x par rapport à t, autrement dit, c'est f'(t).
Ainsi [math]\frac{dx}{dt} = f'(t) \Rightarrow \frac{dx}{dt} = (\sqrt{t})'\Rightarrow \frac{dx}{dt} = \frac{1}{2\sqrt{t}}[/math]. Or on a dit que [math]x = \sqrt{t}[/math]. D'où [math]\frac{dx}{dt} = \frac{1}{2x}\Rightarrow dt = 2x \times dx[/math]
On a finalement réussit à exprimer dt en fonction de dx. Bravo. ;)

Mais ce n'est pas encore fini. :D On vient de changer l'expression à intégrer, il est normal que les bornes ne soient plus les mêmes. Pour avoir les nouvelles bornes, il suffit d'appliquer la fonction f ( ici, racine carré ) à nos bornes et puis c'est bon. En conséquence, les nouvelles bornes dans notre exemple sont [math]\sqrt{1} = 1[/math] et [math]\sqrt{4} = 2[/math]

Ainsi [math]I = \int_{1}^{4} {\frac{1}{1+\sqrt{t}}dt} = \int_{1}^{2} {\frac{1}{1+x}\times 2x \times dx}[/math]. On peut sortir 2 qui est une constante multiplicative de l'intégrale. On obtient : [math]2 \times \int_{1}^{2}{\frac{x}{1+x}dx}[/math].
Et ici, il faut penser à une astuce qui est la suivante : [math]x = x +1 - 1[/math].
Ainsi [math]2 \times\int_{1}^{2}{\frac{x+1-1}{1+x}dx} = 2 \times\int_{1}^{2}{\frac{x+1}{1+x} - \frac{1}{1+x} dx} = 2 \times\int_{1}^{2}{1 - \frac{1}{1+x} dx} = 2 \times [x - ln(1+x)]_{1}^{2}[/math]
[math]= 2\times[(2-ln(3))-(1-ln(2))] = 2\times (ln(\frac{2}{3})+1)[/math]

À retenir: on pose notre nouvelle variable x en fonction de l'ancienne t. On cherche ensuite dt en fonction en dx. Enfin on pense à changer les bornes en leur appliquant la fonction. Puis on résout. Vous voyez, l'intégration par changement de variable n'a rien de bien compliqué

Un autre exemple pour terminer cette partie. J'en profite pour vous apprendre (peut-être) la dérivé de arctan : [math](arctan(x))' = \frac{1}{1+x^2}[/math]. Retenez cette dérivé car elle vous sera utile pour l'exemple mais également pour la suite. Bien, résolvons alors :

[math]\int_{-1}^{0} {\frac{1}{t^2+2t+2}dt}[/math]. Le polynôme au dénominateur ressemble presque à une identité remarquable.
[math]\int_{-1}^{0} {\frac{1}{(t^2+2t+1)+1}dt} = \int_{-1}^{0} {\frac{1}{(t+1)^2+1}dt}[/math]. On a presque la dérivé de arctan, faudrait juste changer t+1 en une variable. Alors effectuons une intégration par changement de variable, posons [math]x = t+1[/math]
Pour le coup, on a [math]\frac{dx}{dt} = (t+1)' \Rightarrow \frac{dx}{dt}= 1 \Rightarrow dx = dt[/math]. Et les nouvelles bornes sont 0 et 1 puisqu'on ajoute juste 1. Notre intégrale devient : [math]\int_{0}^{1} {\frac{1}{x^2+1}dx} = [Arctan(x)]_{0}^{1} = Arctan(1) - Arctan(0) = \frac{\pi}{4} [\pi][/math]

En effet, [math]Arctan(0) = 0[/math]. Pour mieux comprendre, il faut trouver l'angle tel que [math]tan(y) = 0 \Rightarrow y = 0[\pi][/math]. De même pour [math]Arctan(1) = \frac{\pi}{4}[/math], il faut résoudre [math]tan(y) = 1 \Rightarrow \frac{sin(y)}{cos(y)} = 1 \Rightarrow sin(y) = cos(y) \Rightarrow y = \frac{\pi}{4} [\pi][/math]

Voilà c'est la fin de ce chapitre sur l'intégration par changement de variable sur cette exemple d'arctan. Vous ne vous attendiez pas à trouver des angles dans un cours sur les intégrales, n'est-ce pas? :D

Intégration d'une fonction rationnelle



Il y a quelques fonctions rationnelles que vous savez intégrer tel que [math]\int_{1}^{e} {\frac{1}{x} dx} = [ln(x)]_{1}^{e} = 1[/math]
Or ceci est une fonction rationnelle particulière. Qu'en est-il si je vous demande de résoudre : [math]\int_{-1}^{0}{\frac{2x+7}{x^2+x-2}} dx[/math].
C'est plus compliqué. :D Bon, je vais vous apprendre dans cette partie à intégrer une fonction de type : [math]f(x) = \frac{ax+b}{x^2+px+q}, a, b, p, q \in \mathbb{R}[/math].

On note qu'il y a trois cas, un selon la valeur du discriminant. Faisons par disjonction des cas:

Si [math]\Delta > 0[/math]
Si [math]\Delta > 0[/math] alors le polynôme a deux racines que j'appellerais c et d. On peut alors trouver une nouvelle expression de f(x) tel que [math]\frac{ax+b}{x^2+px+q} = \frac{\alpha}{x-c} + \frac{\beta}{x-d}[/math]. On a plus qu'à déterminer [math]\alpha\ et\ \beta[/math]. Ensuite on sait trouver la primitive.

Regardons notre exemple plus haut. [math]\int_{-1}^{0}{\frac{2x+7}{x^2+x-2}} dx[/math]. Ici les racines sont assez évidentes, c'est 1 et -2. Pas la peine de calculer le discriminant et chercher les racines. [math]\frac{\alpha}{x-1} + \frac{\beta}{x+2} = \frac{\alpha\times (x+2) + \beta\times (x-1)}{(x+2)\times (x-1)} = \frac{(\alpha + \beta)x + 2\alpha - \beta}{x^2+x-2}[/math].
Par identification des termes, on a : [math]\left\{\begin{array}{l c r}\alpha + \beta = 2\\2\alpha -\beta = 7 \end{array}\right. \Rightarrow \left\{\begin{array}{l c r}3 \times \alpha = 9\\2\times \alpha - \beta = 7 \end{array}\right. \Rightarrow \left\{\begin{array}{l c r}\alpha = 3\\
\beta = -1 \end{array}\right.[/math].
D'où [math]\int_{-1}^{0}{\frac{2x+1}{x^2+x-2}} dx = \int_{-1}^{0}{\frac{3}{x-1} - \frac{1}{x+2}} dx[/math]. C'est fou comme la nature est bien faite, on sait intégrer cette expression.
[math][3ln|x-1| - ln|x+2|]_{-1}^{0}[/math] (pensez bien à mettre les valeurs absolues car x-1 est négatif sur [-1;0]) [math]= 3ln(1) - ln(2) - (3ln(2) - ln(1) ) = -4ln(2)[/math]
On a finalement pu calculer cette intégrale ;) .

Si [math]\Delta = 0[/math]

Comme tout à l'heure, prenons un exemple : [math]\int_{0}^{\frac{1}{2}} {\frac{2x+1}{x^2-2x+1} dx}[/math]. Bon, pas de mystère sur la racine, je pense. De toute manière, quand [math]\Delta = 0[/math], c'est qu'on est en présence d'une identité remarquable.[math]x^2-2x+1 = (x-1)^2[/math] d'où notre racine double 1.

Voilà comment cela se passe. Maintenant qu'on a trouvé notre racine c, on peut trouver une nouvelle écriture tel que : [math]\frac{ax+b}{x^2+px+q} = \frac{\alpha}{x-c} + \frac{\beta}{(x-c)^2}[/math].
[math]\frac{\alpha}{x-c} + \frac{\beta}{(x-c)^2} = \frac{\alpha \times (x-1)+ \beta}{(x-1)^2} = \frac{\alpha x +\beta - \alpha}{(x-1)^2}[/math]
Par identification des termes : [math]\left\{\begin{array}{l c r}\alpha = 2\\\beta-\alpha = 1 \end{array}\right. \Rightarrow \left\{\begin{array}{l c r}\alpha = 2\\\beta = 3 \end{array}\right.[/math]
D'où [math]\int_{0}^{\frac{1}{2}} {\frac{2x+1}{x^2-2x+1} dx} = \int_{0}^{\frac{1}{2}} {\frac{2}{x-1} + \frac{3}{(x-1)^2} dx}[/math]. Et comme de par hasard, on sait maintenant intégrer (à condition de connaitre ces primitives :-° ). [math][2\times ln|x-1| - \frac{3}{x-1}]_{0}^{\frac{1}{2}} = 2ln(\frac{1}{2})+6 -(2ln(1) +3) = -2ln(2)+3[/math]

Bien, j'espère que vous êtes prêt car après ces petites mises en bouche, on attaque le plat de résistance. :diable:

Si [math]\Delta < 0[/math]
Ha, le discriminant est négatif, il n'y a donc pas de racines donc le polynôme ne peut pas se factoriser. :decu: Qu'à cela ne tienne, on va y arriver quand même. Pour cela, on va chercher à faire apparaitre la dérivé du polynôme au numérateur.

La dérivé de [math]x^2+px+q[/math] est bien entendu [math]2x+p[/math]. Cherchons à la faire apparaitre au numérateur. [math]ax+b = \frac{a}{2} \times (2x + p) + b - \frac{a\times p }{2}[/math]. On est d'accord? Développez tout et vous retrouverez bien ax +b.
Attend, pourquoi on n'a pas mis tout simplement [math]ax+b = 2x + p + (a -2)x +b-p ?[/math]
Très bonne question. En fait, le but de la manœuvre est de trouver 2x+p pour séparer sur en deux fractions. L'une donnera donc la dérivé de [math]ln(x^2+px+q)[/math] et donc dans l'autre, on doit avoir une expression plus simple à résoudre. Or si on découpe comme cela, dans la deuxième fraction, on va retrouver une expression avec des x au numérateur et cela ne va pas nous arranger. À l'inverse, dans ma transformation, on va se retrouver avec une constante multiplicative que l'on pourra donc sortir de l'intégrale.

Pour y voir plus clair, je vous propose de prendre un exemple. [math]\int_{0}^{1} {\frac{-3x+2}{x^2-x+1}dx}[/math].
Faisons apparaitre la dérivé de [math]x^2-x+1[/math] au numérateur. [math]\int_{0}^{1} {\frac{-3x+2}{x^2-x+1}dx} = \int_{0}^{1} {\frac{\frac{-3}{2} \times (2x-1)+\frac{1}{2}}{x^2-x+1}dx}[/math]
[math]= \frac{-3}{2} \times \int_{0}^{1}{\frac{(2x-1)}{x^2-x+1}dx}+\frac{1}{2}\int_{0}^{1} {\frac{1}{x^2-x+1}dx}[/math]

Et nous nous retrouvons avec un calcul bien compliqué. Pour améliorer la clarté de l'exercice et rendre les choses plus digestes, je vous propose de gérer les deux intégrales séparément.
[math]\frac{-3}{2} \times \int_{0}^{1}{\frac{(2x-1)}{x^2-x+1}dx} = \frac{-3}{2} \times [ln|x^2-x+1|]_{0}^{1} = \frac{-3}{2} \times (ln(1) - ln(1)) = 0[/math]. C'est décidément bien arrangeant. Cette situation arrive car j'ai bien choisit mon exemple, cela ne s'annule pas toujours.

Pour la deuxième, on va se servir de deux choses que je vous ai apprit plus haut, c'est-à-dire, l'arctangente et l'intégration par changement de variable. En effet, je rappelle que [math](arctan(x))' = \frac{1}{x^2+1}[/math]. Qui avait oublié? :diable:
Et ici, on a [math]\frac{1}{2}\int_{0}^{1} {\frac{1}{x^2-x+1}dx}[/math]. [math]x^2-x+1[/math] est presque une identité remarquable (comme tout les polynômes du second degrés). En effet, c'est presque [math](x-\frac{1}{2})^2[/math] car [math](x-\frac{1}{2})^2 = x^2 -x +\frac{1}{4}[/math]. Pour retomber sur notre expression, il suffit d'ajouter [math]\frac{3}{4}[/math]. Ainsi [math]\frac{1}{2}\int_{0}^{1} {\frac{1}{x^2-x+1}dx} = \frac{1}{2}\int_{0}^{1} {\frac{1}{(x-\frac{1}{2})^2 + \frac{3}{4}}dx}[/math] .
Maintenant on a [math]+ \frac{3}{4}[/math] alors qu'on souhaite un +1 :( . Pas de problème, on a qu'à factoriser par [math]\frac{3}{4}[/math]. On obtient donc [math]\frac{1}{2}\int_{0}^{1} {\frac{1}{\frac{3}{4}\times (\frac{4}{3}(x-\frac{1}{2})^2 + 1)}dx}[/math].
Mince, maintenant, on a plus une expression au dénominateur de la forme [math]x^2 +1[/math] :( . Mettons alors le [math]\frac{4}{3}[/math] dans le carré, on en profite pour sortir [math]\frac{3}{4}[/math] de l'intégrale puisque c'est une constante multiplicative. Mais attention, n'oubliez pas qu'il faut sortir non pas [math]\frac{3}{4}[/math] mais son inverse [math]\frac{4}{3}[/math].
On finit par avoir : [math]\frac{1}{2}\times \frac{4}{3}\int_{0}^{1} {\frac{1}{(\frac{2}{\sqrt{3}}(x-\frac{1}{2}))^2 + 1)}dx} = \frac{2}{3}\int_{0}^{1} {\frac{1}{(\frac{2}{\sqrt{3}}(x-\frac{1}{2}))^2 + 1)}dx}[/math]

Il nous reste plus qu'à poser [math]t = \frac{2}{\sqrt{3}}(x-\frac{1}{2})[/math]. Et oui, on va faire une intégration par changement de variable. On en déduit que [math]\frac{dt}{dx} = (\frac{2}{\sqrt{3}}(x-\frac{1}{2}))' \Rightarrow \frac{dt}{dx} = \frac{2}{\sqrt{3}} \Rightarrow dx = \frac{\sqrt{3}}{2}dt[/math].
Quant aux nouvelles bornes :[math]0\leq x \leq 1 \Rightarrow \frac{-1}{2}\leq x-\frac{1}{2} \leq \frac{1}{2}\Rightarrow \frac{-1}{\sqrt{3}}\leq t \leq \frac{1}{\sqrt{3}}[/math]

On a donc une nouvelle écriture pour notre intégrale qui est : [math]\frac{2}{3}\int_{\frac{-1}{\sqrt{3}}}^{\frac{1}{\sqrt{3}}} {\frac{1}{t^2 + 1}\times \frac{\sqrt{3}}{2}dt} = \frac{\sqrt{3}}{3}\int_{\frac{-1}{\sqrt{3}}}^{\frac{1}{\sqrt{3}}} {\frac{1}{t^2 + 1}dt}[/math]

Ha Oo ! C'est quoi cette intégrale. Et si je vous disais qu'on peut la simplifier. Arc tangente est la fonction réciproque de tangente. Une fonction réciproque est une fonction dont la courbe représentative de la fonction réciproque est symétrique à la fonction dont elle est la réciproque par rapport à la droite d'équation [math]y = x[/math]. Autrement dit, une fonction impaire a comme réciproque une fonction paire. Et il se trouve que tangente est impaire donc arctangente est donc paire. De plus [math][\frac{-1}{\sqrt{3}};\frac{1}{\sqrt{3}}][/math] est un intervalle centré sur 0. Appliquons donc nos formules sur la parité.

[math]\frac{\sqrt{3}}{3}\int_{\frac{-1}{\sqrt{3}}}^{\frac{1}{\sqrt{3}}} {\frac{1}{t^2 + 1}dt} = 2 \times \frac{\sqrt{3}}{3}\int_{0}^{\frac{1}{\sqrt{3}}} {\frac{1}{t^2 + 1}dt} = \frac{2\sqrt{3}}{3}[Arctan(t)]_{0}^{\frac{1}{\sqrt{3}}} = \frac{2\sqrt{3}}{3} ( Arctan(\frac{1}{\sqrt{3}}) - Arctan(0))[/math].

On sait que Arctan(0) = 0 mais qu'en est-il de [math]Arctan(\frac{1}{\sqrt{3}})[/math]? Il faut que [math]tan(y) = \frac{1}{\sqrt{3}} \Rightarrow \frac{sin(y)}{cos(y)}= \frac{\frac{1}{2}}{\frac{\sqrt{3}}{2}}[/math]. Si vous connaissez votre cercle trigonométrique, vous avez comprit que l'angle à trouver était [math]\frac{\pi}{6}[/math].
Donc [math]\frac{2\sqrt{3}}{3} ( Arctan(\frac{1}{\sqrt{3}}) - Arctan(0)) = \frac{2\sqrt{3}}{3} \times \frac{\pi}{6} =\frac{\pi\sqrt{3}}{9}[/math]

Ca y est, enfin, on a finit. On a prouvé que [math]\int_{0}^{1} {\frac{-3x+2}{x^2-x+1}dx} = \frac{\pi\sqrt{3}}{9}[/math].
Vous avez réussit à faire cette intégrale pourtant compliquée, félicitation! Bon, ce n'est pas comme si je vous y préparais depuis le début. :-° Mais avouez que vous ne pensiez pas tomber sur de telle cas durant ce cours. :D

07 Dec

2012

Écrit Par  Yann Bidon

La conférence mondiale des télécommunications internationales

Depuis lundi et jusqu’au 14 décembre 2012 se déroule à Dubaï le « World Conference on International Telecommunication »(WCIT) ou « La conférence mondiale des télécommunications internationales » en français.

Qu’est-ce que le WCIT ?

C’est une conférence organisée par l’UIT, c’est-à-dire, l’Union International des Télécommunications, qui est une sous branche de l’ONU. Fort de ses 193 pays membres ainsi que 700 organismes privés, associatifs et universitaires, l’UIT a pour rôle de réglementer et planifier les télécommunications dans le monde et d’établir des normes et des informations techniques nécessaires pour permettre l’exploitation des services mondiaux de télécommunications.

De quoi parle cette conférence?

Le thème de la conférence de cet hiver est la renégociation du Règlement des Télécommunications Internationales (RTI).
En effet, ce dernier qui, comme son nom l’indique, pose des règles à suivre pour les télécommunications internationales, date un peu petit puisque sa dernière modification date de 1988 lors d’une conférence à Melbourne. Depuis, il va de soi que les communications ont évolué avec, notamment, l’énorme effervescence d’Internet. De ce fait, le texte avait bien besoin d’un dépoussiérage.

Des négociations compliqués

Bien que tout le monde soit d’accord sur la nécessité de cette revisite, l’obtention d’un consensus est une tâche plutôt compliquée. Effectivement, parmi la myriade de pays présents tous n’ont pas la même vision de ce média. Des pays comme la Russie ou la Chine sont plus pour un système « contrôlé et sécurisé », comprendre par-là, la censure, l’Internet à plusieurs vitesses…
Nous parlons des pays mais les associations plaident aussi pour la fin de la neutralité du net. C’est le cas de l’ETNO, european telecommunication network operator association, qui veut autoriser la différentiation de qualité de service. Cela signifie que les opérateurs pourront faire payer les éditeurs de service qui consommeraient le plus de bande passante.

Une conférence où seul les gouvernements votent

Cette conférence à huis clos entre les membres de l’UIT inquiète ainsi les défenseurs du net libre et neutre. Google, dont l’impact économique de cette conférence pourrait être conséquent, invite à la mobilisation et a lancé une pétition pour défendre les valeurs du net neutre, libre et ouvert.

Cette conférence est nocive?

Tout n’est pas si mal dans cette conférence. Des amendements sont proposés pour encadrer les accords d’interconnexion afin d’éviter que les opérateurs fassent trop pressions sur les éditeurs. On propose également que les tranches d’IP soient régulées par l’UIT, contestant aussi l’hégémonie de l’ICANN. Le but est ainsi de rendre la gestion des IP « neutres » au sein d’une agence internationale et non plus par une agence américaine assujettit à l’État en question (je précise qu’on ne parle que des IP et non de la gestion des noms de domaines qui reste du domaine de l’ICANN).


Au final, il y a une nécessité de mise à jour du RTI mais établir un règlement international n’est pas chose aisé. Pour autant, les enjeux n’en sont pas moins considérables et les influences géopolitiques et économique sont toujours de mises. Il convient donc d’être prudent et de se mobiliser.

19 Oct

2012

Écrit Par  Yann Bidon

Taxe sur les liens hypertextes

Cette news fait suite au chantage de Google sur le déférencement des journaux français sur son indexeur d'actualité si la taxe sur les liens hypertextes passait.

L'annonce de Google fait jaser.

Déjà, la loi est complètement idiote. Je rappelle que Google est une entreprise, qu'elle n'est pas la pour faire du social. Elle a un service d'indexeur d'actualité (Google Actu) qui ramène des millions de gens sur les sites des journaux, c'est un apport de traffic formidable et deviner quoi? Il le fait gratuitement. Après tout, cela lui coûte pas grand chose, et pour l'intérêt général et le droit à l'information, c'est utile. Donc il le fait. Merci Google.

Mais voilà, depuis Internet, les groupes de presse voient leurs ressources décroitre. Alors maintenant, ils proposent de taxer ceux qui leur apporte une visibilité sur un média qui croit plus que le journal papier, c'est-à-dire le web. WTF?! Alors, ils auraient pu négocier (ça se trouve, ils l'ont fait, je ne sais pas) comme toutes bonnes entreprises privés entre entreprises privés. Voir Google et voir ce qu'on peut faire. Rien n'est fait alors on va pleurer dans les jupons de l'État. Et l'État, Keynésien désormais, essaie d'aider et propose cette taxe (hey, c'est une taxe, tu n'y échapperas Google, mouhaha). Google dit qu'il ne veut pas payer pour faire sa bonne action et que si les indexeurs sont taxés pour reproduire des actus de journaux français, alors très simplement, il ne ferait plus ce services.

Et voilà que ça choque l'État. Bah voyons, il faut qu'il apprenne, s'il se mêle des affaires du privés et des grands groupes, que la pression et les menaces sont légions. On a qu'à voir les menaces de brevet entre Apple et Samsung... C'est des requins, on ne devient un grand groupe comme ça, en payant pour faire du social. On est dans une logique marketing, rentabilité et défense de propriété intellectuel. Surtout que, hein, les groupes de presse ne sont pas des modèles en la matière niveau menace non plus. Je me souviens de l'histoire de Mme Figaro. Bref tout ça pour dire que faire pression pour défendre ses intérêts, c'est normal pour les grosses entreprises (bien ou pas bien n'est pas ma question) et si l'État veut s'en mêler, il faudra qu'il fasse avec. Qu'ils répondent de manière ferme ou qu'ils cèdent mais qu'ils ne fassent pas les offusquer.

Google leur rend service et on veut lui faire payer pour ça... Franchement...

29 Sep

2012

Écrit Par  Yann Bidon

La v2 en route

Voilà un moment que je n'ai pas écrit de news. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop :ange: .

J'y remédie aujourd'hui pour vous apportre une bonne nouvelle. La v2 du site est actuellement en route. J'ai commencé le développement maintenant que les choses sont plus calmes. Avec un nouveau design que vous pouvez voir sur ma dernière vidéo ICI , j'espère qu'il vous plaira plus que l'actuel.

Je vous dis donc à une prochaine fois avec qui sait, un site tout beau, tout neuf.

09 Sep

2012

Écrit Par  Yann Bidon

La Marseillaise

Allez, aujourd'hui, je me sens d'attaque pour faire un article sur notre hymne nationale. C'est vrai, après tout, on la chante, mais vous ne savez peut-être pas grand chose sur elle.

Bon, on commence doucement, où a été écrite la Marseillaise?

À Strasbourg, évidemment. C'est le Baron Dietrich, maire de Strasbourg, qui rencontra Rouget de Lisle dans une loge maçonnique qui l'incita à écrire des chants patriotiques. C'est donc en avril 1792 que Rouget de Lisle la compose.

Très bien, autre question alors. Pourquoi on a fait la Marseillaise? Serait-ce un chant révolutionnaire fait pour fédérer les français contre la monarchie française ("aux armes, citoyens")?

C'est un chant de guerre mais pas contre la monarchie française. Revenons au contexte de l'époque. Nous sommes en 1792, on a pris Paris depuis 1789, j'imagine que vous avez déjà entendu parler de la prise de la Bastille. La monarchie est maintenant sous contrôle et sous surveillance. Il y a une monarchie constitutionnelle. Forcément, les pays voisins ne voient pas cela d'un très bon œil. Mais rien ne se passe pour le moment. En juin 1791, il y a la fuite de Varennes où le roi et sa famille tentent de s'enfuir vers le saint empire romain germanique avec la complicité du marquis de Bouillé (qui est fustigé dans la Marseillaise d'ailleurs). Le roi est arrêté à Varennes où il est reconduit aux Tuileries. Suite à cet évènement, les révolutionnaires n'ont plus confiance en le roi et veulent en finir de la monarchie pour faire la République. Sous bonne surveillance, ils savent que leur sort est prêt d'arriver.

Pour rappel, Louis XVI a comme épouse Marie Antoinette d' Habsbourg-Lorraine, qui est issue d'une immense famille impériale de l'époque. Les Habsbourg dirigent le saint empire romain germanique, l'Autriche évidemment, la Hongrie, la Bohême, le royaume de Naples et de Sicile. Et ils n'apprécient guère qu'on touche à une des leurs. L’ Autriche déclare alors la guerre à la France le 20 avril 1792. L'armée du bas Rhin organise alors la résistance aux frontières. Et justement, Rouget de Lisle est militaire, capitaine du Génie à Strasbourg et écrit une chanson nommée "Chant de guerre pour l'armée du Rhin" qui deviendra par la suite La Marseillaise. C'est donc un chant de guerre visé contre l'Autriche pour défendre les idéologies révolutionnaires.

Mais alors comment cela se fait-il qu'on l'appelle la Marseillaise?

Voilà une bonne question. C'est un membre du "Club des amis de la Constitution de Montpellier", le docteur Mineur qui la chanta alors à Montpellier. Invité ensuite au "Club des amis de la Constitution de Marseille", il la chanta de nouveau. Le chant est alors publié dans un journal du Sud "le journal des départements méridionaux" comme "Chant de guerre des armées aux frontières". Ces "club des amis de la Constitution" étaient là pour coordonner le départ des volontaires du Midi vers le front. Ils montèrent ainsi vers Paris le 30 juillet 1792. Durant le voyage, il adopte le chant comme marche. Il la chante durant leur voyage. Lors de leur arrivé à Paris, ils la chantèrent évidemment et les parisiens la nommèrent "La Marseillaise".

La Marseillaise reste malgré tout un chant révolutionnaire.

Et en tant que chant révolutionnaire, il fut réutilisé dans d'autres révolutions, comme en 1797 en Italie lors de la chute de la République Sérénissime des doges de Venise ou encore en Russie. En 1917, lorsque Lénine rentre en Russie, il a été accueillit par la Marseillaise. Mais devenue hymne nationale français, la Marseillaise représentait désormais le pouvoir étatique français. Du coup, on lui préfére désormais "L'international".

La Marseillaise, hymne nationale

Elle est décrétée chant national dès 1795. Interdite ensuite sous le Première Empire, il faudra attendre 1830 pour qu'elle soit réinstaurée et la III ème République de 1879 pour qu'elle devienne hymne nationale. Et depuis, elle ne l'a jamais quitté.

Sous la 5ème République, l'article 2 de la Constitution la définit comme hymne national (L'hymne national est La Marseillaise ). (Aparté: L'armoirie de la France, logo que l'on retrouve sur tous les passeports français, qui est sur le site de l'Élysée est défini nul part et n'a donc strictement aucune valeur légale. Personnellement, je milite pour qu'on l'instaure armoirie officielle( Armoirie )).

La loi Fillon a rendu obligatoire l'apprentissage par les classes de maternelle et primaire, de la Marseillaise depuis 2005, une bonne chose selon moi. De même, avec LOPSI, il y a maintenant le délit d'outrage à l'hymne nationale sanctionnée d'un emprisonnement de 6 mois et 7 500 euros d'amende.

Il n'y a évidemment pas qu'un couplet.

À l'origine, il y en avait 15. C'était trop long. On l'a beaucoup modifié car certains passages étaient jugés trop violent (c'est un chant de guerre, ne l'oublions pas). Donc on l'a éludé un peu pour la rendre hymne respectable. On en compte aujourd'hui 6. Il y en a également un septième nommé "couplet des enfants".

Marchez ou Marchons?

Rouget de Lisle était capitaine. Il commandait ses troupes donc ils ordonnaient. Ainsi, c'est "Formez vos bataillons, Marchez". Mais on suppose que quand les troupes chantèrent, ils utilisaient "Formons nos bataillons, Marchons". Ainsi, on a fait un mixe des deux. Quand le chanteur chante le refrain, c'est 2ème personne du pluriel et quand les chœurs reprennent le refrain une deuxième fois, c'est 1ère personne du pluriel. S'il n'y a aucun leader et que c'est une foule qui la chante lors d'évènements politiques par exemple, c'est la 1ère personne du pluriel. On s'inclut dedans.

Eh bien! Chantez maintenant.

Les paroles sont disponibles ICI

Une vidéo de la Marseillaise complète à l'exception du couplet des enfants :
<youtube>v3LAtdaNrNE?rel=0&hd=1

Une autre que j'affectionne, plus entrainante, avec le couplet des enfants mais non entière : <youtube>_bzjVw9RR08?rel=0&hd=1